
Hartig, sous le nom de Thelephora P e rd ix , qu’il lui a
donné en raison de raltération fort singulière que son
mycélium produit dans le bois des Chênes qu il attaque
(i). _
Le bois envahi devient brun foncé et se mai que de
taches blanches; il prend ainsi un aspect qui a paru présenter
une ressemblance éloignée avec le plumage de la
perdrix.
Le Stereum frustulosum anaquele plus ordinairement
le Chêne. Ses réceptacles apparaissent dans les crevasses
des arbres qu’il tue, là où le bois est à nu, ou sur les
branches mortes, sous forme de petites croûtes dures,
grisâtres, variant de taille depuis la grosseur d une tête
d’épingle jusqu’à une largeur de 6 à 8 millimètres.
Leurs contours sont arrondis quand ils sont isolés, mais
le plus souvent ils sont serrés les uns contre les auties
en grand nombre et forment dans leur ensemble une
large plaque crevassée, les crevasses séparant les réceptacles
qui se pressent par leurs côtés (fig. 1 2 1 , 122).
Chacun de ces réceptacles crustacés est formé d’hyphes
qui sont la continuation des filaments du mycélium qui
ronge le bois, et qui, après avoir formé à sa surface une
mince couche feutrée i stroma) se redressent et se renflent
très faiblement en massue, se serrant les uns contre les
autres pour constituer un hyménium. Une partie seulement
des tubes dressés qui forment cet hyménium sont
des basiles fertiles qui portent à leur sommet quatre spores
ovales à l’extrémité de fins stérigmates. Beaucoup
restent stériles et ne prennent de développement qu’ultérieurement
(fig. 123).
Les réceptacles du Stereum frustulosum sont vivaces,
ils s’accroissent chaque année en épaisseur en produi-
(i) R. Hart ig, Die Zersetzungsersdieinungen des H o l,e s , 1878, p. io3,
pl. XI II .
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DE Stereum fj'iis tu lo su 7?t.
(Moins grand que nature').