
iile grandissante des conidies le repousse, le tend et finit !
par le déchirer; elle protège les conidies plus jeunes qui
se forment au-dessous d’elle. Les oeufs (fig. 82) se produisent
très souvent et en quantité sur la Scorsonère cul- i
tivée, et on les y trouve accompagnant presque toujours
les conidies sur les pédoncules des capitules défleuris.
Ils diffèrent de ceux du Cystopus candidus : au lieu
déporter à la surface de leur épispore de grosses verrues
irrégulières, ils sont chargés de très fines papilles tuber- '
CLileuses,
Phytophthora.
De Bary a détaché du genre Peronospora et désigné
sous le nom générique de Phytophthora, un certain nombre
d’espèces dans lesquelles la disposition des conidiophores
et la production des conidies présentent une
particularité spéciale.
Dans les Pythium les conidies sont directement portées
par des rameaux du mycélium non différenciés en
conidiophores. Dans les Cystopus les conidiophores
sont courts et renflés en massue. Dans les Phytophthora
et les Peronospora, les conidiophores sont des
hyphes qui s’élèvent au dehors de la plante nourricière
dans laquelle s’étend le mycélium et se ramifient en ;
forme d’arbres ou d’inflorescences dont chaque rameau j
se termine par une conidie.
La différence qu’il y a entre les conidiophores des ;
Phytophthora et ceux des Peronospora est la même que (
celle qu’il y a entre une inflorescence en cyme, à végétation
déterminée, et une inflorescence en grappe.
Nous étudierons ici deux espèces de Phytophthora,
l’une le Phytophthora omnivora qui présente le type
complet de l’organisation du Phytophthora et a des
spores d’été (conidies) et des spores d’hiver (oeufs) ; l’autre,
le Phytophthora infestans, le parasite de la Pomme
de terre qui a causé de si terribles désastres dans toute
l’Europe. Ayant un mycélium vivace, qui hiverne dans
les tubercules, il est dépourvu de spores d’hiver.
Phytophthora omnivora de Bary.
(Maladie des semis de Hêtre.)
Syn. : Peronospora Cactorum Cohn et Eebert. - Peronospora
Fag i Hartig. — Peronospora Senipervivi Schenck.
Les semis de Hêtre sont parfois attaqués par une
maladie qui a pour symptôme l’apparition de taches
noires soit sur la radicule, soit sur la tige a la base
des cotylédons, soit sur les cotylédons eux-mêmes. Les
tissus en ces points s’altèrent profondément et bientôt
ils se dessèchent, ou ils pourrissent, selon que le temps
est sec ou humide, et la petite plante meurt.
Quand les pieds sont rapprochés les uns des autres,
la maladie se propage de proche en proche autour de
ceux qui ont été infectés les premiers. C’est surtout
par les temps pluvieux et quand la température de l’air
est élevée, que le mal fait de rapides progrès.
Dans les tissus d’une plante qui montre les premiers
I symptômes de la maladie, on peut voir, non seulement
dans les portions dont la couleur est altérée, mais au
delà, dans celles qui paraissent encore saines, le mycélium
du parasite auquel M. Rob. Hartig (i) a donné
le nom de Phytophthora F a g i, l’ayant étudié spécialement
sur les semis de Hêtre; mais on a reconnu que le
(.) R. Hartig, Der Buch enke imp ili, Untersudmngen ans dem Fo rstbota-
nischen Institut -{u Mimchen, I , p. 33 et ss. 1880.