
de bonne heure, elles nuisent fort à leurdéveloppement,
les déforment et les empêchent de grossir. Le Marsonia
du Noyer peut ainsi causer directement une notable
diminution de la récolte des noix. Il trouble en outre
notablement la végétation des arbres. Les feuilles couvertes
de taches sont languissantes, brunissent et tom-
bentprématurément. A l’automne, les Noyers qui ontété
attaqués par le Marsonia se montrent de très bonne
heure entièrement dépouillés de leur feuillage.
S e p t o g læ u m H a r t ig ia n u m Sacc.
Maladie des jeunes pousses de l’Erable.
Les Septoglæum sont des Gloeosporium à conidies
pluriseptées.
Le Septoglæum Hartigianum est un parasite de l’E rable
champêtre signalé par M. R. Hartig(i) comme cause
du dessèchement et de la mort des pousses de première
année.
Quand l’arbre verdit au printemps, on voit, dans la
partie moyenne ou inférieure de sa tête, des rameaux qui
restent absolument sans feuilles, ou dont les bourgeons
de la base se développent seuls.
La maladie et la mort n’atteignent presque jamais
que les jeunes pousses; il est rare que des rameaux de
deux ans soient infectés et tués par le parasite.
L ’infection se produit dans le mois de mai ou au
commencement de juin, quand les nouvelles pousses
sont tendres et non encore recouvertes par une couche
deliège.
Sur les pousses infectées l’année précédente, et dans
(i) Hartig, Septoglæum Hart igianum Sacc. E in neuer P a ra s it des Feld-
ahovnes. Fo rstlich -N atiinv . Z e its c lir ift, 1892. Heft 8.
lesquelles s’est développé un robuste mycélium qui a
envahi non seulement l’écorce, mais même les rayons
médullaires et les vaisseaux du bois, il se forme au prin-
Fig . 393. — Septoglæum Hartigianum.
A, Branclio d’Brable attaquée par le Septoglæum. — B, Pustules fructifères se montraut sur la
tige (faiblement grossies). — C, Stroma à la surface desquels sbrgauiscnt les spores dans l’é-
(■orcc. — 1), Coupe plus grossie du stroma fruotifère. — E , P, Spores.
temps, au-dessous de la couche de périderme, des
amas de stroma en forme de coussinets larges de 3 à 6
dixièmes de millimètre, longs de i à 4 millimètres
(fig. 3g3). Au mois de mai, le périderme se fend au-dessus
de ces longs coussinets. La surface du stroma produit
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