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Les objets à observer doivent être placés dans une
goutte d’eau sur une lame de verre dite porte-objet et
recouverts ensuite par une fine lamelle de verre ou cou-
vre-objet. Il y a des couvre-objets plus ou moins épais;
les plus minces sont très fragiles, mais sont nécessaires
pour les observations avec les objectifs à fort grossissement
dont la distance focale est très courte.
Les porte-objet et couvre-objet doivent être essuyés
très proprement avec un linge fin avant chaque observation.
On doit éviter d’en toucher la surface avec les doigts
qui y laissent leur marque; on les doit tenir seulement
parla tranche. Il faut beaucoup de soin pour essuyeiTes
lamelles couvre-objet sans les briser.
Sur le milieu du porte-objet bien essuyé on dépose une
goutte d’eau pure que l’on a prise au moyen d’une baguette
de verre dans un verre placé sur la table servant
à l’observation. L ’eau du verre doit être renouvelée à
chaque séance d’observation, car il se dépose vite de la
poussière à sa surface.
On met dans cette goutte d’eau les préparations qui
sont souvent de fines lames enlevées avec un rasoir bien
tranchant ou des poussières formées de petits corps isolés
comme la poudre brune de la Carie ou la poussière orangée
de la Rouille, puis on recouvre la goutte d’eau avec le
couvre-objet qui l’étale avec les objets qui y nagent. Si
la goutte est trop grosse, l’eau déborde sur le pourtour
diEcouvre-objet; il n’en doit pas être ainsi et on doit, dans
ce cas, enlever l’excédent d’eau avec du papier buvard;
mais quand l’eau contient des objets très ténus comme
des spores en suspension, les courants formés par la
succion du papier buvard peuvent les emporter hors du
champ d’observation. Il convient de s’habituer à déposer
l’eau sur le porte-objet par goutte de grosseur convenable.
Il est indispensable que la préparation soit observée
dans l’eau; l’air, s’il en reste au milieu des tissus, gêne
beaucoup l’observation. Une bulle d’air dans l’eau, vue
au microscope, apparaît comme un petit cercle très brillant
au centre et entouré d’une zone obscure. Il y a des
objets que l’eau mouille difficilement et qui restent entourés
d’ une grande bulle d’air à travers laquelle on ne
peut les observer distinctement. Ilenestainsiparexemple
des fructifications en forme d’arbres ramifiés du Champignon
du Mildiou de la Vigne, de celui du Meunier des
Laitues.etc. Pour les observer, il convient de chasser 1 an-
de la préparation. On y parvient soit en la chauffant lege-
rement à la flamme d’une lampe à l’acool, ou même simplement
d’une allumette, soit en faisant pénétrer de 1 alcool
jusqu’à la préparation. Pour cela on tire à l’mde d un
petit morceau de papier buvard une partie de 1 eau de la
préparation, puis on place avec une baguette de verre
une goutte d’alcool près du bord du couvre-ob)et, et elle
pénètre sous la lamelle aussitôt qu’on la met en contact
avec son bord. ,
La préparation étant convenablement disposée dans
l’eau, 011 place le porte-objet sur la platine du microscope
de telle façon que la préparation se trouve au-dessus du
trou percé dans son milieu et se montre dans le champ
éclairé par la lumière que renvoie le miroir.
Il faut bien éviter en glissant la préparation sous 1 objectif,
que l’eau débordant du couvre-objet ne mouille
l’objectif; pour cela, il convient de relever le tube avant
de glisser le porte-objet. Les commençants voulant éviter
la petite difficulté de mettre au point chaque fois, s en
dispensent et souvent mouillent l’objec.tif, sans s’en apei -
cevoir. C’est très fréquemment la cause pour laquelle ils
ne voient pas une image bien nette.
La mise au point se fait d’abord en abaissant lentement