
elles s’amincissent et se dissolvent progressivement, le
bois est alors réduit en une masse d’un blanc jaunâtre
friable et sans consistance qui est toujours séparée du
bois sain par une bordure brune.
Cette pourriture blanche est ainsi analogue à celle
que produit le Polyporus hispidus.
Le mycélium est comme celui de la plupart des Polypores
de forme très variable. Dans les rayons médullaires
et à l’intérieur des fibres, il prend un grand développement
et remplit la cavité des cellules de ses filaments à
circonvolutions sinueuses. Quand la décomposition est
plus avancée la taille des filaments diminue, les hyphes
très déliées forment au milieu des éléments corrodés
du bois un feutrage très délicat.
Exposé à l ’air le mycélium prend une couleur jaune;
ses hyphes se développent puissamment croissent au-
dessus de la surface du bois et y forment des rudiments
de réceptacle. Il en est exactement de mêÆie, du reste,
pour le Polyporus hispidus.
Les chapeaux du Polyporus igniarius sont persistants,
ligneux, très durs, d’un brun de rouille à l’intérieur.
Ils varient beaucoup de forme et de taille ; jeunes, ce sont
d’abord des sortes de tubercules à peu près globuleux;
ils prennent ensuite la forme de coussin très épais ou
de sabot de cheval (fig. 162). Leur taille varie ordinairement
entre 6 et 20 centimètres, mais on en trouve parfois
qui atteignent un diamètre de 3o à 40 centimètres.
Leur face supérieure d’abord lisse à éclat velouté brun
devient ensuite grisâtre et est marquée de quelques
zones assez nettes. La surface inférieure et souvent le
bord du chapeau sont colorés en brun roux ou cannelle.
La consistance en est assez résistante. Sur une coupe
on voit qu’il est formé de couches successives marquant
les moments d’interruption de sa croissance.
Les tubes hyménophores qui s’ouvrent par des pores
arrondis et fins sont tapissés par un hyménium formé
de basides globuleuses pressées les unes contre les autres,
mais dont une partie seulement sont fertiles; elles portent
F ig . 1 6 2 . — Polyporus igniarius.
chacune quatre stérigmates courts au sommet desquels
se forment des spores globuleuses incolores. Un certain
nombre des basides qui sont stériles se prolongent en
poils cylindriques. D’autres poils dus au prolongement
des hyphes se renflent à leur extrémité en tête pointue.
Le Polyporus igniarius est le Faux-Amadouvier; il ne
peut servir à la fabrication de l’amadou, mais se con:
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