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sur les quelques aiguilles mortes qui ne se sont pas détachées.
Ces conceptacles sont des pycnides uni-ou pluriloculaires,
dont la paroi intérieure est couverte de basides
pointues en forme d’alène, qui produisent à leur extrémité
d’innombrables petites sporesincolores, fusiformes,
uniseptées, qui ont environ de i 3 à i 5 (x de long (fig.
365).
Au mois de mai, ces spores sortent des pycnides
agglutinées en fils blancs et vont infecter
les jeunes pousses. M. Hartig a fait
avec ces spores des infections artificielles.
11 déposa, entre les écailles entourant la base
d’une pousse longue comme le doigt, d’un
Épicéa d’environ 20 ans, une goutte d’eau
contenant des spores en suspension; une
douzaine de jours après la maladie était manifeste
et la jeune pousse s’infléchissait.
Le développement du parasite se fait du
commencement de mai jusqu’en juin; il
dépend essentiellement de l’humidité de l’atmosphère.
Selon que l’air est pluvieux ou sec les pycnides
se forment plus tôt ou plus tard. Dans les conditions
particulièrement favorables des cultures artificielles, elles
ont pu parvenir à maturité en 14 jours.
M. Hartig a donné à ce parasite de l’Épicéa, dont on
ne connaît d’autres organes de fructification que les
pycnides, le nom de Septoria parasitica. 11 ne me semble
pas possible, d’après la description même qu’il en
donne, de le rapporter au genre Septoria. Il me paraît
avoir beaucoup d’analogie avec le parasite qui cause le
Javart des Châtaigniers et devoir être, au moins provisoirement,
rapporté au même genre.
P h om a B r a s s i c æ Thüm.
Pourriture des pieds de Chou.
293
Cette maladie des
tance dans l’Ouest
de la France, particulièrement
en Vendée,
oû la culture du
Chou pour la nourriture
des boeufs a
une importance considérable.
C’est en attaquant
!a tige des Choux
moelliers en particulier,
que la maladie
cause de notables
domnaages. Ces tiges
grosses et charnues
présentent, quand
elles sont envahies
par le Phoma, de
grandes taches arrondies
qui en s’étendant
deviennent
conflu en te s ( fig.
366). Elles sont brunes
sur les bords et
plus pâles en se rapprochant
du centre.
A leur surface se
Choux a pris une certaine imporl
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F ig . 366. — F r a g m e n t d e t i g e d ’u n C h o u
M O E L L iE R a t t a q u é e PAR L E Phoiiia Brassicac .
voient de très fins points noirs,
(i) Priliieux et Delacroix, B u ll, de la Société mycol, t. VI , p. 1 14 , 1890.