
284 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
M. Berlèse dans son livre sur les champignons du Mûrier
(i).
Les périthèces du Sphaerella morifolia se montrent sur
la face inférieure des leuilles tombées; ils se forment
dans rintérieur du tissu et deviennent presque superficiels
(fig. 36o). Ils sont globuleux
ou coniques, à sommet
obtus et contiennent des
asques larges, renflésà la base,
largement arrondis au sommet,
à l’intérieur desquels
les spores sont disposées ordinairement
en deux files peu
régulières. Ces spores som
oblongues, arrondies aux extrémités,
uniseptées, sans rétrécissement
au niveau de la
cloison.
C’est seulement hypothétiquement
que l’on admet ici
ce Sphaerella comme étant la
forme parfaite du parasite de
la Rouille du Mûrier; on
ne peut donner le fait comme
prouvé. Pour l’établir, il faudrait
infecter les jeunes feuilles
F i g . 36o . — Sphae rella mori-
fo lia .
X, rérithèocK. — B, xV^qucs.
(D'aprùs .M. Borlùse.)
du Mûrier en les couvrant des spores du Sphaerella
morifolia. Cet essai n’a pas été fait.
La Rouille de la feuille du Mûrier ne la rend pas impropre
à la nourriture des vers à soie. Les vers ne peuvent
pas, il est vrai, manger le tissu desséché des taches,
mais il lescontournenten rongeant toute bipartie verte et
(i) Fu n g i moricolae, p l .24, fig. 9 - 1 1 .
CHAMP IGNON S P A R A S I T E S .
charnue qui n’a pas étéenvahie par le parasite. Il en résulte
seulement un déchet, mais il peut être considérable;
parfois il s’élève au dixième de la récolte.
Dans les Sphériacées dont on connaît des formes d iverses
de fructification, les formes conidiennes précèdent
toujours l’apparition des périthèces. Quand ces champignons
attaquent les végétaux vivants, on ne trouve sur
les organes languissants ou mourants que ces formes
conidiennes ; plus tard seulement, sur les plantes deja
mortes, apparaissent les périthèces contenant des asques.
Dans bien des cas d’altération des plantes de culture
pardeschampignonsparasites, on ne connaîtque les formes
conidiennes, et ce n’est que par analogie que l’on
considère comme Sphériacées incomplètes des champignons
dont les formes conidiennes paraissent semblables
à celles que présentent les Sphériacées, que leurs conidies
soient portées sur des filaments fructifères, ou à la
surface de petites masses de stroma, ou renfermées dans
des conceptacles.
Fusicoccum abietinum (R. Hartig) Prill. et Delacr.
Maladie des branches du Sapin.
Syn. ; Phoma abietina R. Hartig.
M. R. Hartig a le premier signalé une maladie du
Sapin qui atteint les tiges des jeunes plants et les rameaux
des arbres plus âgés, et tue leur écorce annulai-
rement sur une étendue de quelques centimetres (i).
( I) R Hartig, Lehrbuch d e r Baumkrankheitcn. 18 8 9 , P- 1 2 4 - - J ' " '
i M l o n "une m aladie nouvelle des rameaux de
Société Botanique de F ran c e , t . XX XVH, février 18 9 0 . - “ J J
lacroix, B ulletin de la Socie'te' mycologique de h tance, fcvriei