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rieur de laquelle est encore cachée l’inflorescence, un revêtement
qui, d’abord blanchâtre, devient peu à peu d’un
jaune d’or et finalement brunit.
Quand il est d’un jaune brillant, il est assez épais,
charnu et couvertde petits mamelons pressés les uns contre
les autres. Chaque mamelon est le sommet d’un des
nombreux périthèces, qui se sont développés dans l ’é-
F ig . 255. — Ep ich lo e typhina.
Coupe faite s u r une feuille îVHoIcus lanatus montrant le s trom a . à'E p ic /ilo e ti/phina portant à
sa partie supérieure un velouté de filaments fertiles serrés les uns contre les autres et produisant
à leur extrémité de très fines conidies.
paisseurdelacouchede stromadont est revêtue lafeuille.
Le mycélium de VEpichloe typhina n’est pas seulement
ainsi extérieur à la plante qu’il couvre; il pénètre
le tissu de la feuille, se glisse entre les cellules, les
perce, les détruit, et y forme au milieu du parenchyme
des lacunes irrégulières qu’il remplit (fig. 255). Il se
développe même en dedans de la gaîne et va former
à l’intérieur du tuyau où sont les jeunes feuilles et
l’inflorescence rudimentaire une masse de stroma qui
les enveloppe. La feuille dont la gaîne est attaquée ne
grandit plus et d’ordinaire l’extrémité de la tige qu’elle
recouvre est aussi arrêtée dans sa croissance, se déforme
et cesse de végéter.
La couche qui recouvre la gaîne est formée par le
mycélium sorti du parenchyme intérieur de la graminée,
ce mycélium passe entre les cellules de l’épiderme qu’il
Fig« 257. — Epich lo e typhina.
C o u p e d 'u n e f e u i l l e d e D a c t y tU g lom e r a ta r e c o u v e r te p a r le stroma de
V E p ich lo e ti/qyhina, d a n g le q u e l s e s o n t f o rm é s d e n o m b r e u x p é rith èc e.«
s e r r é s le s u n s c o n t r e le s a u tr e s .
dissocie et va s’étendre en une couche épaisse de pseudoparenchyme
composé dans sa partie inférieure d’éléments
courts, tandis que ceux de la partie superficielle
s’allongent dans le sens perpendiculaire à la surface. La
surface du tube de stroma qui recouvre la gaîne, quand
il est encore de couleur blanche, est ainsi formée (fig.
255) par des filaments fort ténus pressés les uns contre
les autres. Ges filaments sont fertiles et portent à leur
extrémité de très petites conidies à peu près ovoïdes,
d’environ 3 à 4 ¡x. de large, sur 5 à 6 [x. de long.
Malgré leur extrêmeténuité ces conidies germent assez