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faites au niveau du sol ou aux racines, le plus souvent
par la dent du gibier. Il produit une altération du bois
qui ressemble beaucoup à celle que cause le Champi-
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l ' iG . 147. — Bois ENV.VHi P A R lAÎ MYCEL IUM DU PolypOVUS vapOl'ûriuS.
(I)'ftprèa U . H a r t ig .)
gnon des charpentes, le Merulius lacrymans. Le bois
envahi par son mycélium devient d’abord brun clair, puis
rouge bran foncé, et se crevasse aussi bien dans le sens
horizontal que dans le sens vertical (fig. 147). Quand
il se dessèche, les fentes s’élargissent; il devient très léger
et ressemble assez à du charbon de bois, sauf sa coulcur
aui est rouge brun. Coupé en tous sens par de petites
fentes, il a perdu sa consistance et se bnse aisément cntie
les doigts en se réduisant en une fine poudre brune.
Le mycélium du Polyporus vaporarius, non seulement
pénètre le bois cn perçant les trachéides et en dissolvant
les parois, mais se développe aussi au dehors en
formant des cordons blancs et des rubans feutres, tant
entre le bois et l’écorce des arbres morts, que dans les
crevasses du bois (fig. 147)- Ces cordons blancs très ramifiés,
à surface veloutée, sont formés d’hyphes a païois
assez épaisses. Dans les fentes du bois, le mycélium se
feutre en une sorte d’ouate où sc trouvent mélangés des
hyphes épaisses comme des cordons et d’autres plus
fines à parois très minces (fig. 148). Elles sont septecs
et présentent çà et là, au niveau des cloisons, bouc es
comme beaucoup d’autres Hyménomycètes. Ces boucles
sont de petits prolongements tubulaires, courbes qui font
communiquer directement l’une avec l’autre les deux
c e l lu le s q u e sépare la cloison. .
Les hyphes percent de trous fins les épaisses parois des
irachéides. Sous l’action de la matière qu’ elles r e p a i e n t
autour d’ elles les couches d’épaississement se tendillent.
il s’y forme de fines crevasses qui n’atteignent pas la couche
primaire et qui présentent une disposition caracteiis-
tique (fig. 149). Elles sont petites, courtes,^ obliques, et
placées les unes contre les autres de iaçon a formel une
grande fente verticale composée.
Les réceptacles du Polyporus vaporarius sc to rme y
soit dans les fentes du bois, soit à sa surface sous 1 e-
corcc, mais on n’en rencontre qu’assez rarement Ils
forment des croûtes d’un blanc de neige, puis d un blanc
jaunâtre qui, très rarement, atteignent une cpaisseui de
5 millimètres. Ils adhèrent très fortement au bois qui