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articles des hyphes qui s’étendaient sur sa paroi extérieure
(fig. 181).
Ces cellules arrondies situées entre l’épiderme et la
cuticule sont les premiers rudiments des fructifications
du parasite.
A un certain moment, on voit les feuilles cloquées
de Pêcher présenter une couleur blanchâtre et prendre
F ig . 1 8 1 . — Exoascus dcformans.
C e llu le s f e r t i l e s v u e s d e d e s su s ù t r a v e r s la c u t ic u l e .
Fig . 182. — Exoascus deformans.
A sq u e s m û r s c o n t e n a n t le s sp o re s , à d ro ite
u n a sq u e v id é .
un aspect presque velouté. On trouve alors là, serrés les
uns contre les autres, des asques de YExoascus à tous
degrés de développement (fig. 182).
Quand la fructification va commencer à se faire, on
voit la cellule globuleuse qui est une cellule isolée du
mycélium sous-cuticulaire devenant fertile s’allonger et
faire saillie à travers la cuticule, puis se dresser en forme
de colonne. Peu après, il se forme vers le bas de cette
longue cellule une cloison transversale ; elle sépare la
partie saillante de la portion inférieure qui lui sert de
support. La première, qui est cylindrique et tronquée au
sommet, est un asque dans lequel se forment par divisions
répétées et successives du noyau primitif, huit
noyaux qui deviennent des spores globuleuses.
Quand le moment de la maturité est arrivé, les spores
qui restent incolores, s’amassent au sommet de chaque
asque qui s’ouvre par une fente transversale, à travers
laquelle elles sont projetées au dehors.
Placées dans l’eau, ces spores germent en produisant
à la façon des levûres de petits corps à peu
près semblables à elles. Ces sortes de levûres se
multiplient ainsi indéfiniment par bourgeonnement
(fig- i 83).
11 paraît bien probable que ces spores peuvent emettre,
quand elles se trouvent dans des conditions convenables
à la surface de très jeunes feuilles de Pêcher, un tube de
germination qui traverse la cuticule,
puis pénètre entre les cellules de l’épi-
derme. M. Sadebeck a observé directement
sur VAlnus incana l’infection
des jeunes bourgeons par les spores
d’un E xoascus, VE. epiphyllus; il a
F i g . i 8 3 .
Exoascus defomnans.
[Spores g e rm a n t ù la fa q o n
(Tes le v û r e s .
vu les bourgeons qu’il avait ainsi artificiellement infectés,
produire de ces pousses anormales que l’on désigne
sous le nom de « balais de sorcière ».
Les essais d’infection artificielle des feuilles ou des
pousses du Pêcher par les spores de V Exoascus deformans
n’ont pas jusqu’ici réussi. Du reste, la Cloque du Pêcher
peut se pierpétuer sur les arbres sans infection nouvelle.
Chaque année les arbres infectés donnent des feuilles
cloquées, parce que le mycélium hiverne dans les boui-
geons d’où il pénètre dans les jeunes feuilles qui se
montrent cloquées l’année suivante. Les pousses d’août
ne sont pas attaquées par la Cloque.
La maladie de la Cloque cause en Amérique comme cn
Europe de graves dommages. Les traitements par les sels
de cuivre paraissent produire quelquefois de bons résultats
en empêchant sans doute la multiplication pai
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