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P o ly p o r u s H a r t ig i i Allcschcr.
SvN, : P olyporus igniariiis Fries pro parte. — Polyporus
igniarius var. Pinuiim Brcsatl.
Ce Polypore, très voisin du Polyporus igniarius, mais
vivant sur les arbres résineux et non sur les feuillus, a
été étudié par M. R. Hartig sous le nom. de P .fu lv u s
Scop. Il attaque le Sapin et cause la pourriture blanche de
son bois. C’est surtout par les plaies produites par le
Peridermium elatinum,pav ces chancres quel’ondesigne
sous le nom de Chaudrons que pénètrent les filaments
provenant de la germination de ses spores.
A partir du point d’infection, le mycélium se répand
dans la tige, pénétrant aussi bien dans le jeune bois
que dans le bois âgé. Le bois de Sapin moins riche
en térébenthine que celui du Pin ne peut former
comme ce dernier, quand il est attaqué par le P o lyp o rus
Pini, une couche imprégnée de résine infranchissable
pour le parasite à la limite du bois sain et du bois
attaqué.
Le mycélium se répandant sans obstacle dans l ’écorce,
peut former ses fructifications sur un point quelconque
et non pas seulement dans les endroits où le vieux bois
est mis à nu.
Les réceptacles du P olyporus H a r tig ii sont durs,
ligneux, persistants, demi-globuleux ou tubéreux ou en
forme de console à surface stérile d’un brun jaunâtre,
couverte de courts poils rudes, plus tard grise et lisse
marquée de sillons (fig. 142). Les tubes hyménophores
de la face fertile ont des pores arrondis, très peu
marqués, très étroits, d’abord cerclés de gris brun cannclle.
Les spores sont incolores et l’intérieur du chapeau
est de couleur fauve.
L ’altération du bois de Sapin attaqué par le Polyporus
F ig . 1 4 2 . — R é c e p t a c l e du P olyporus H a r tig ii-
Hartigii se manifeste d’abord par une couleur jaune
sale. Le contour du bois malade est marqué par une
ligne brunâtre foncée; de semblables lignes entourent
aussi dans le bois malade des places dont la nuance est
un peu plus foncée que celle du reste.
M A L A D I E S D E S P L A N T E S . ^2