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n’est qu’au printemps suivant, c’est-à-dire 18 mois après
l’infection, que le feuillage devient brun roux et que
toute l’extrémité du rameau se dessèche.
L ’écorce nécrosée et dépouillée de feuilles se couvre
de petites pycnides noirâtres qui soulèvent et periorent
l ’écorce principalement au voisinage des cicatrices laissées
par les feuilles tombées et donnent un aspect ru-
F i g . 3 6 2 . — Fusicoccum abietinum.
X Coupe d’tmo pycnide. — B, Paroi interne de la pycnide produisant les spores (très grossie).
gueux à cette région, qui du reste se crevasse et laisse
suinter de la résine.
Ces pycnides sont les fruits du parasite dont le mycélium
a tué l’écorce; elles se développent dans le périderme
à travers lequel elles débouchent au dehors (fig.
362). Ce sont des amas de stroma ressemblant à de
petits tubercules noirs assez irréguliers, coniques, contenant
une cavité divisée en plusieurs loges par des
cloisons minces d’un brun olivâtre. Les parois internes
de cette pycnide multiple sont tapissées par une couche
hyméniale portant des spores incolores, fusiformes,
pointues par les deux bouts, longues de 12 à 14 ¡x,
larges de 5 à 6 p;, à l’extrémité de fins supports de 10 à
1 5 [X de long.
Par ces caractères, ce champignon appelé par M. R.
Hartig, Phoma abietina, se rattache au genre Fu sicoc cum
et non au genre Phoma. Il doit porter le nom de
Fusicoccum abietinum (R. Hart.) Prill. et Delacr.
On ne lui connaît pas de forme à périthèces.
Pour arrêter les progrès de l’extension du mal, on a
proposé de couper et de détruire les branches infectées
qui le plus souvent sont les branches inférieures. Pour
être efficace, l’opération doit être faite dès que l’on reconnaît
sur les branches la présence dn parasite et autant
que possible avant l’émission des spores, c’est-à-dire
à la fin de l’été ou au commencement de l’automne.
Diplodina Gastaneæ Prill. et Delac.
Le Javart des Châtaigniers.
Les cultivateurs du Limousin désignent sous le nom
de Javart une maladie particulière des Châtaigniers
qui cause des dégâts considérables aux environs de L imoges,
où l ’exploitation des Châtaigniers en taillis pour
la fabrication des cercles et des lattes a une grande importance
.
Il y aune trentaine d’années, dit-on, que cette maladie
a apparu, et elle a depuis fait des progrès assez rapides.
La plupart des taillis en sont aujourd’hui atteints; elle
a envahi là une zone boisée d’environ 1 3o à i 5o hectares.
Elle existe aussi dans le département de la Loire-I nférieure.
Le Javart apparaît sur l’écorce des jeunes rejets, sous
forme de taches allongées très apparentes, commençant
presque immédiatement au-dessus de la souche, et ar-
M A LA D IE S D E S P L A N T E S . ---- T . I I . >9
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