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48 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
ches qui se détache et germe, chacune des branches
s’allongeant en un tube qui devient un filament mycélien.
Cette forme Triposporium n’est pas très commune
dans le Capnodium salicinium. Tulasne ne Ta pas observée;
elle est beaucoup plus fréquente, plus grande,
plus visible dans le Noir de TOranger qui est certainement
différent de la Fumagine du Saule. M. Frank Ta
observée sur le noir du Tilleul qu’il rapporte au Capnodium
Tilia e (Fuckel) Sacc. ou au Capnodium Per-
sooni Berk et Desm. J ’ai observé
aussi des formes semblables dans
le Capnodium elongatum. Les
Triposporium doivent donc être
considérées comme des formes conidiennes
des Fumagines.
Grâce à toutes ces sortes de conidies
la Fumagine du Saule peut
se reproduire et se multiplier sans
F ig . 2 20 . — Capnodium
salicinum, c o n i d i e s d e l a
FORME Tripospoi'ium.
former aucune espèce de fruit ; parfois, cependant elle
présente aussi des conceptacles de diverses sortes qui ont
été très bien décrits et figurés par Tulasne (i), sous les désignations
de pycnides, de spermogonies et de périthèces
et comme un même échantillon peut contenir à
la fois toutes ces formes il n’est pas douteux qu’elles
appartiennent bien toutes à une seule et même espèce.
Les pycnides et les spermogonies sont tout à fait semblables;
elles ne diffèrent que par la forme des spores
qu’elles contiennent, brunes, septées et assez grosses dans
les premières, très petites, hyalines et bacillaires dans les
secondes. Ces deux sortes de fruits sont extrêmement allongées
en forme de cornes, irrégulièrement cylindriques,
(i) Selecta /ungorttm Carpologia, t. I, p. 279 et ss. Tab. XXXIV.
C H AM P IG N O N S P A R A S I T E S . 4 9
un peu amincies au sommet, parfois un peu renflées en
fuseau vers le milieu ou près de la partie inférieure ou
bien assez épaissies à la base pour pouvoir être décrites
comme coniques. Ces conceptacles sont entièrement
fermés jusqu’au moment de la maturité; ils s’ouvrent
alors pour permettre l’émission des spores qui se for
ment à leur intérieur. La paroi de ces conceptacles co
lorée en brun assez foncé est formée de cellules allongées
surtout dans les parties minces : elles sont plus courtes
dans les parties plus renflées.
Les conceptacles à spores hyalines et bacillaires s’ouvrent
par décollement des cellules en un tube nettement
coupé. Ceux qui contiennent des spores brunes oblongues
et triseptées laissent sortir au delà du tube formé
par la couche externe de la paroi, les cellules décollées et
un peu gélifiées de la couche interne qui forment autour
de Torifice du conceptacle une couronne de dents
pointues incolores.
Parfois ces conceptacles sont bifurqués et peuvent
émettre par un côté des spores hyalines et bacillaires et
par l’autre des spores brunes et septées.
Souvent elles portent à leur surface quelques filaments
semblables à ceux du mycélium.
Entremêlés à ces conceptacles qui sont des fruits conidiens
on trouve çà et là de véritables périthèces contenant
des asques. Montagne les a observés le premier mais il
ne les a pas nettement distingués des conceptacles en
corne et a confondu les caractères des uns et des autres
dans la description qu’il a donnée du genre Capnodium.
Les véritables périthèces du Capnodium salicinum
sont plus gros et plus courts que les pycnides : ils ont
une forme presque cylindrique; mais loin d’être comme
elles un peu effilées au sommet, ils sont au contraire
plus épais et renflés en massue par leur partie supérieure
MALADIE S DES P L A N T E S . — T. I I . 4
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