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visé en une file de cellules comme celui des Ustilago
et qui ne porte de sporidies qu’à son extrémité (fig. 69 F),
Déjà B. Prévost qui a observé la Carie à une époque
où sa véritable nature était inconnue et a le premier
établi, contrairement à l’opinion régnant alors, que la
poudre brune des grains cariés est formée de spores, avait
fait germer ces spores et observé que les tubes qui cn
sortent se terminent par une aigrette de corps allongés,
Tulasne a reconnu que c’est une gerbe de sporidies
filiformes qui termine le promycélium.
Ces sporidies ne se produisent que dans l’air; si les
spores germent à une certaine profondeur dans l’eau, le
promycélium s’allonge jusqu’à ce qu’il en ait atteint la
surface et c’est là seulement que se forme la houppe de
sporidies. Le nombre des sporidies portées par un promycélium
de Tilletia varie de 4 à 12 , il est souvent de
8 à 10. Dans les conditions normales, le plasma contenu
dans le promycéliura passe à l’intérieur des sporidies
qui atteignent rapidement leur forme et leur taille définitives.
Ce sont des corps linéaires très grêles, un peu
courbés, qui mesurent de 6 à 7 centièmes de millimètre
en longueur et dont le diamètre très étroit diminue
Insensiblement en s’effilant de leur base à leur sommet.
Ces sporidies sont implantées en un faisceau un peu divergent
sur de petites saillies que présente l’extrémité du
promycélium. Elles sont souvent réunies deux à deux
dans leur partie inférieure par une bride transversale qui
donne au couple la forme d’un H. Tulasne, en faisant
cette observation, a montré la grande analogie qu’il y
a entre cette union des sporidies contiguës dans la gerbe
des Tilletia et les fusions que présentent pendant leur
germination les sporidies des Ustilago.
Les sporidies ainsi fusionnées par paire germent sans
retard soit en produisant, surtout près de leur sommet,
un tube très tenu qui s’allonge et se ramifie rapidement
et peut pénétrer dans une jeune plante nourricière
(fig. 69 H), soit en donnant naissance à une sporidie
secondaire (fig. 69 1) dans laquelle s’amasse tout
le plasma des deux sporidies géminées. Ces sporidies
secondaires sont épaisses, oblongucs, fortement arquées
en faucille, et beaucoup plus courtes que les sporidies
en H qui les produisent.
Elles germent à leur tour comme les paires de sporidies
primaires en formant un tube de germination très
tin (fig. 69 G).
Les sporidies filiformes restent parfois isolées sans
s’être fusionnées ; elles peuvent cependant germer comme
celles qui se sont unies deux ensemble, mais elles produisent
un tube de germination qui reste court ou portent
.seulement une petite sporidie secondaire (fig. 69 J) qui
reste stérile, à moins qu’elle ne soit placée dans un liquide
nutritif (i).
M. Brefeld qui avait découvert des faits si intéressants
en faisant germer des spores à' Ustilago àMi?, un milieu
nutritif essaya d’abord en vain d’y faire germer
aussi des spores de Tilletia. Même dans l’eau pure les
tubes de germination qui ne produisent de sporidies
qu’à l’air ne vivent pas longtemps; l’eau contenant des
substances fertilisantes leur est plus défavorable encore,
mais les sporidies produites à l’air germent très bien sur
un liquide nutritif et y prennent un développement
très grand et très remarquable qui diffère beaucoup de
celui des sporidies à'Ustilago placées dans des conditions
semblables.
Les fins tubes de germination qu’émettent les sporidies
primaires ou secondaires s’accroissent et se rami-
(i) Brefeld, loc. cit., p. i 5o.
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