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278 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
ches; la forme à spermogonies le P h y llo s tic ta maculifo
rm is apparaît plus tard, c’est celle que l’on trouve
sur les feuilles mourantes et tombant sur le sol. ^ _
La forme conidienne que M. Berlèse a désignée
comme C y lin dro sp oriumavait été précédemment donnée
comme Sep to ria par Desmazières; mais M. Berlèse a
bien nettement établi que les conidies se forment, non
à l’intérieur d’un conceptacle comme cela a lieu pour
les S ep to r ia , mais bien à la surface d’un coussinet de
stroma qui recouvre l’épiderme de la feuille.
Au moment où les petites taches apparaissent sur la
face inférieure des feuilles, on peut trouver à l’intérieur
de leur parenchyme les filaments d’un mycélium qui se
"glissent entre les cellules ; dans le parenchyme spongieux
de la face inférieure, ils se multiplient et s entremêlent
de façon à former au milieu du tissu disloqué une
masse’ de stroma dans laquelle sont englobées les cellules
de la feuille séparées les unes des autres (fig. 3y ) .
C’est ce tissu désorganisé et pénétré par le mycélium
du parasite qui forme la tache que l'on voit à l’oeil nu.
Bientôt les éléments du stroma s’allongent perpeifoi-
culairement à la surface de la feuille : il se forme ainsi
une couche de papilles cloisonnées serrées les unes
contre les autres, qui en se développant, pressent sur la
face inférieure de l’épiderme qui les recouvre. Cette
couche de papilles brunit. Vue de l’extérieur, elle a pu
être prise pour un conceptacle situé sous l’épiderme; mais
l’examen d’une coupe de la feuille montre qu’il n’en
est rien. A l’extrémité des papilles brunes se forment
des conidies qui sont cylindriques, droites ou un peu
courbées, incolores et divisées par trois cloisons transversales
le plus souvent; leur longueur est de 28 à 32 g;
leur largeur ne dépasse guère 4 p.. Elles s’amassent sous
l’épiderme qui les recouvre et, lorsqu’une déchi-
C H AMP IG NO N S P A R A S I T E S . 279
rure se produit dans cette membrane, sortent au dehors
agglutinées en un fil jaunâtre comme si elles
étaient expulsées par l ’ostiole d’une pycnide.
Elles germent facilement et produisent de nouvelles
taches sur les feuilles. M. Berlèse a suivi leur développement
dans un liquide nutritif formé d’une décoction
de feuilles de Châtaignier.
F ig . 3 5 7 . — Cylindrosporium castanicolum.
C’est dans le stroma situé au-dessous de la couche
prolifère qui porte les conidies du Cylindrosporium
que se forment les spermogonies du Phyllosticta maculiformis.
On en voit (fig. 357) un rudiment apparaissant
dans la partie inférieure du stroma sous
forme d’une petite boule très réfringente. En se développant
le petit conceptacle s ’avance vers l ’extérieur,
poussant vers le haut la couche conidiophore qui bieni
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