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Les oeufs, qui sont des spores d’hiver, se développent
après les conidies dans l’intérieur des tissus de la plante
infectée quand la température est pluvieuse. De courts (
rameaux du mycélium qui s’allongent entre les cellules
se renflent en oogones (fig. 36 o). Chaque oogone se
sépare par une cloison du filament qui le porte. L ’extrémité,
isolée de même, mais moins dilatée, d’un rameau
voisin devient une anthéridie (fig. 36 a) irrégulièrement
globuleuse qui s’applique contre la paroi de
l’oogone. Elle
a As „ produit un petit
tube p,ar où
le plasma fécondateur
pénètre
jusqu’au
plasma de l’oogone
condensé
en oosphère.
Aussitôt la fécondation
opérée
l’oeuf s’entoure
F i g . 36. — P h y to p h th o r a om n ivo ra .
Jly cé lium portant fies oogones 0 et fies anthérifiies a.
(D'après M. R. Hartig.)
d’une membrane de cellulose qui bientôt s’épaissit
beaucoup mais reste lisse et incolore. Au moment
de la maturité elle occupe environ les deux tiers de la
cavité de l’oogone qui forme autour d’elle une sorte de
vessie.
Les oeufs, quand la pourriture envahit les tissus où ils
se sont formés, restent à nu sur le sol; la paroi de l’oogone j
déjà brune au moment de la maturité de l’oeuf est d’ordinaire
bientôt détruite.
Ces spores d’hiver demeurent à la surface de la terre
ou sont entraînées plus ou moins profondément par les ,
pluies. Elles peuvent conserver pendant plusieurs années f
la faculté de germer. Des expériences faites par M. R.
Hirti- ont montré qu’un sol où se trouvaient depuis
q u a t r e a n s des oeufs du Phytophthora du Hêtre infectaient
encore les jeunes plants qu’ou y semait, à condition
qu’on y maintînt une
grande humidité au
moment du développement
du semis.
De Bary a observé
la germination des oeufs
du Phytophthora omnivora;
il les a vus
émettre un long tube
de germination q u i,
sans se ramifier, s’est
directement changé en
conidiophore et a porté
à son sommet des conidies
(fig. 37).
Les conidies sont
emportées au loin soit
par lèvent, soit par les
passants et les animaux;
les zoospores
qu’elles produisent propagent
la maladie du
mois de mai au mois de
juillet. Les oeufs en
conservent les germes
PiQ. 3^. _ Phytophthora omnivora.
non seulement d’une
OEufs germant en produisant un conifiiopliorc.
(D'après fie Bary.)
année à l’autre mais,
même durant plusieurs années.
Pour mettre obstacle à la propagation du mal, il convient
de ne plus consacrer à des semis les terrains où la maladie
s’est manifestée précédemment et dont le sol est infecté.
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