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se trouvent en quantité des pycnides pareilles à celles
que l’on observe sur les grandes et longues taches des
pétioles (fig. 3 5 1) (i).
La maladie causée par le Phoma tabifica a atteint son
apogée vers le i 5 septembre. A partir de ce moment, il
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Fio . 3 5 i .
A, Trois conccptuclcs (pycniiies) do Phoma tabifica. - B, Spores libres sorties de ces pj-cnides
très gi-ossicH. — C, xVsqttc de Sphaerella tabifica.
se développe autour du coeur mort, à l’aisselle des feuilles
inférieures insérées sur une partie demeurée saine
du collet, des bouquets de petites feuilles qui restent vertes
et fournissent à la plante un nouveau feuillage, grâce
(I) Priliieux et De\acvo\yL,B u ll, de la Société mycologique de F ra n c e ,X .N ll.
février 1891 .
auquel les Betteraves attaquées peuvent végéter jusqu’à
l’époque normale de l’arrachage. Seulement ces pousses
sont peu nombreuses, restent faibles et permettent seulement
à la plante de continuer une vie languissante. Sur
les pieds où les repousses ne se produisent pas la vie de
la Betterave s’éteint dès la fin de septembre ou le commencement
d’octobre.
La perte produite par cette maladie des pétioles et du
coeur de la Betterave est considérable.
On peut espérer obtenir un bon résultat de l’enlèvement
des feuilles qui s’abaissent et dont le pétiole commence
à s’altérer; on évitera ainsi sans doute, si l’opération
est faite à temps, que le mal ne gagne le corps
même de la Betterave.
A l’arrière-saison les pétioles tués par le Phoma ta-
b fica portent, au milieu de diverses espèces certainement
saprophytes, un Sphaerella provenant d’un mycélium
blanc qui paraît identique à celui du Phoma. Il
est à peu près certain que c’est la forme à périthèces
du môme parasite; de là le nom de Sphaerella tabifica
qui lui a été donne.
Les périthèces du Sphaerella tabifica sont globuleux et
munis d’une papille au sommet; ils sont bruns; leui
diamètre est d’environ i 5oix. Ils contiennent des as-
quesoblongs, claviformes, sans paraphyses. Leurs spores
sont séparées en deux loges un peu inégales; la supérieure
est ovale-arrondie, l’inférieure un peu amincie;
elles mesurent 21 ;x sur 7, 5 |x.
Bien qu’il semble tout à fait probable que ce Sphaerella
tabifica soit bien réellement la forme parfaite du
Phoma qui produit certainement la maladie de la Betterave,
des essais de culture et d’infection avec les spoies
du Sphaerella devront être faits pour en fournir la
preuve incontestable.
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