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s’étendent dans le sol. Les réceptacles naissent tantôt
isolés à l’extrémité ou près de l’extrémité d’un cordon,
tantôt en touffe. Ils sont d’une couleur jaunâtre que l’on a
comparée à celle du miel. Ils sont composés d’un chapeau
de consistance charnue et tendre, d’abord un peu bombé,
puis aplati. Sa surface supérieure d’un jaune miel ou
brunâtre, est couverte de poils écailleux; son bord est
mince et strié (fig. 174). Sa face inférieure fertile porte
des lamelles hyménophores rayonnantes, écartées, d’abord
blanchâtres, puis couleur de chair ou tachées de
brun, qui se prolongent plus ou moins sur le pied. Le
pied d’abord plein et spongieux, puis creux, porte près
de son sommet un large anneau blanchâtre reste du
voile qui à l’état jeune recouvrait la face inférieure du
chapeau et s’est détaché de son bord.
M. R. Hartig a suivi tout le développement du réceptacle
de VArmillaria mellea. Au-dessous d’un point
de la surface d’un rhizomorphe où se forme une touffe
de poils, se développe sur le côté interne de son écorce
un tissu qui ressemble à du parenchyme et qui est formé
d’hyphes à grosses cellules irrégulièrement entrelacées.
Il crève l’écorce et apparaît au dehors. A ce premier état
le réceptacle naissant ne diffère pas d’un rudiment de
ramification du rhizomorphe.
Le petit corps naissant grossit et s’allonge à peu près
en forme de poire. Près de l’extrémité qui est amincie
se forme un sillon circulaire qui sépare le pied de ce
qui sera le chapeau (fig. l y S et 1 7 6 ) . Ce mode de formation
répond à celui que l’on observe chez les Agaricinées,
dépourvues de voile. H Armillaria mellea en a un
cependant. Tandis que le sillon circulaire se creuse,
parce que sur ce point la croissance des hyphes s’arrête,
sur ses bords, au-dessus et au-dessous, les hyphes s’allongent
au contraire beaucoup ; celles du dessus se
dirigeant vers le bas, celles du dessous vers le haut se
rejoignent par-dessus le sillon qui bientôt n’est plus
F i g . 17 4 . — Armillaria mellea.
visible extérieurement. Il est caché par une couche lâchement
feutrée d’hyphes qui s’entremêlent et se confondent
de telle façon, que le sillon complètement re-
M A LA D IE S DES P L A N T E S . ^5
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