
eu x , il se forma sur des places restées incolores de la
partie ne sortant pas du liquide nutritif, un ou plusieurs
points de végétation qui produisirent des cordons mycéliens
semblables au rhizomorphe souterrain. Ils cessèrent
bientôt de s’accroître, mais quand on leur fournit
une nourriture plus abondante en les cultivant sur du
pain, ils se développèrent puissamment en produisant
de nombreuses ramifications et prirent même la forme
sous-corticale. A l’intérieur du pain ils restaient incolores,
à l’air leur écorce brunissait.
La germination des spores de VArmillaria mellea doit
se produire ainsi dans les bois, au milieu des matières
organiques en décomposition, et le jeune rhizomorphe
développé en saprophyte peut, en pénétrant dans les racines,
devenir parasite et causer les dégâts que l’on est
impuissant à combattre.
V A rm illa r ia mellea attaque souvent les Pins, et se
propageant de proche en proche par ses rhizomorphes,
envahit tous les arbres voisins, les tue et produit ainsi des
ronds dépeuplés qui grandissent aux dépens des arbres
du pourtour. On a proposé d’entourer ces places qui
sont de véritables foyers d’infection, de fossés faits au
delà du terrain déjà envahi, mais on n’empêche pas ainsi
la production des fructifications et la propagation par
les spores.
Les Épicéas et les Mélèzes sont attaqués par VArmillaria
mellea aussi bien que les Pins.
Il vit souvent en saprophyte sur le bois mort des arbres
feuillus sans causer de dommage dans les forêts où
on récolte en abondance ses réceptacles qui sont comestibles,
mais il se développe aussi en parasite sur les racines
des arbres non résineux et les tue. Il attaque souvent
les arbres fruitiers de toutes sortes et aussi les
Vignes. On l’a maintes fois vu tuer les Figuiers dans le
Midi de la France, et en bien des points il cause la plus
dangereuse et la plus répandue des maladies du Mûrier
dont il envahit les racines et le tronc.
Dans cette même région, il est bien connu des paysans
qui le désignent sous le nom de <s. soucarel », et ils
appellent le mycélium visible sur les racines le « vif-
argent » [argen vio), à cause de la propriété qu’il possède
d’être phosphorescent à l’obscurité.
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