
par où sortent agglutinées en fil blanchâtre les spores
qui sont linéaires, oblongues, obtuses aux deux bouts,
droites ou un peu courbées ou même sinueuses, longues
de 29 à 38 [X larges de 5 ¡x et divisées par trois
cloisons transversales en parties à peu près égales. Elles
sont incolores légèrement teintées à maturité en brun
pàle.
Q C ’est le Septoria
tete F ra g a r ia e de Desma-
ziè res [A s c o c h y t a
F ra g a r ia e Lib.).D’après
Tulasne, c’est la
forme à pycnides du
parasite qui produit
les taches du Fraisier.
A l’approche de l’hiver
les conidies cessent
de se former, mais
le mycélium reste vivant
dans les taches
et, dans le courant de
l’hiver, il y produit
des périthèces ( fig.
3 5 4 ) , qui sont des
F ig . 3 5 4 . — Sphae rella F ra g a r ia e .
xV. Püi-iÜicce. — B, Touffe d'asciuos et sqiorcis librcH.
corps noirs globuleux mesurant environ de 90 à i3o
IX de diamètre. Formés dans l ’intérieur du tissu de la
tache, ces périthèces apparaissent en faisant saillie à
travers l’épiderme déchiré, placés en cercle autour de
la tache pàle qui a porté les conidiophores; ils sont
mûrs au printemps, et on les trouve sur les feuilles attaquées,
couvertes de taches dès l’année précédente, qui,
après l’hiver, sont encore vertes mais languissantes
ou desséchées. A leur intérieur, se trouvent de nombreux
asques oblongs, sessiles, amincis à leur partie
inférieure et naissant en touffe du fond du périthèce.
Chacun contient 8 spores disposées sans ordre, ovoïdes-
oblongues, uniseptées, légèrement rétrécies au niveau
de la cloison qui les divise en deux parties un peu inégales,
l’inférieure étant plus étroite que la supérieure.
Même quand on n’avait pas infecté de jeunes plants
de Fraisiers avec ces ascospores, on pouvait déjà être
assuré que les périthèces appartenaient bien au même
parasite que les conidies d’été de la forme Ramularia.
En effet, quand on met dans un milieu humide, sous une
cloche, une feuille couverte de périthèces, on voit se développer
de la partie supérieure de leur paroi autour
de l’ostiole, des conidiophores formant une touffe pareille
à celle du Ramularia Tulasnei produit en été
sur les taches. Cela a été vu et figuré et par Tulasne et
par M. Scribner.
Mais de plus, récemment, M. Voglino en mettant au
printemps sur un jeune pied de Fraisier en pot maintenu
sous cloche, des périthèces provenant de feuilles
tombées sur le sol 1 année précédente, a vu apparaître au
bout d’une vingtaine de jours les taches pourpres sur
les jeunes feuilles, et au bout de quelque temps il a pu
y observer la formation des touffes de conidiophores
et des conidies (i).
D’après M. Scribner, aux périthèces de Sphaerella
Tulasnei sont entremêlés des conceptacles de même
forme, mais un peu plus petits, qui contiennent une très
grande quantité de spermaties ovoïdes de 3 jx de long.
Ce seraient les spermogonies du Sphaerella.
Tulasne a signalé et figuré sur les taches, après l’hiver,
des touffes d’une seconde forme de fructification coni-
(i) Voglino, F u n g h i più dannosi a lle p ia n te coltivate. — La RuFoine
delle F ra g o le , Torino-Casanove, i 8g 5.
M A LA D IE S D ES P L A N T E S . ---- T . I I . 1 8