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132 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
miliaires on peut se demander si ce n’est pas eux qu’il
considère comme des pycnides stériles.
En réalité, on trouve sur la racine de la Luzerne des
corps miliaires semblables à ceux du Safran qui sont de
même nature et jouent le même rôle physiologique.
Toutefois comme il y a une différence essentielle entre
les oignons de Safran qui sont couverts de stomates,
orifices naturels par lesquels entrent librement les filaments
émis par l’extrémité des corps miliaires et les racines
qui n’ont pas de stomates et sont entourées d’une
lame de périderme, il convient de montrer comment se
fait la pénétration de la Rhizoctone violette dans ces
derniers cas, soit dans la racine de la Betterave, soit
dans celle de la Luzerne.
Sur la Betterave, les corps miliaires sont petits, à peu
près hémisphériques mais pas très réguliers (fig. 286).
Si on fait une coupe transversale d’un de ces corps et du
tissu de la racine qui le porte, on voit que les filaments du
revêtement arachnoïde de la Rhizoctone, après avoir
formé une masse feutrée où ils sont entremêlés et serrés
de façon qu’il devient fort difficile de les distinguer
les uns des autres, s’allongent en s’orientant vers la
surface de la racine qui les porte. Les filaments en s’allongeant
pressent sur la couche subéreuse qui forme le
tégument de la racine et s’insinuent entre les cellules du
périderme là où elles se séparent. Ils se pelotonnent
alors dans leur intervalle et par leur pression tendent
à les écarter davantage. Ils dissocient ainsi les cellules du
périderme mais ne les percent pas. Ce n’est que quand
la couche subérifiée est traversée, que les filaments, jusque
là serrés les uns contre les autres s’épanouissent
dans le tissu sous-jacent, s’irradiant dans tous les sens,
pénétrant librement à travers toutes les cellules et rongeant
le tissu qui n’offre plus de résistance.
C H A M P I G N O N S P A R A S I T E S . i53
Sur la Luzerne, les corps miliaires de la Rhizoctone
violette, tout en ayant à peu près la même structure que
sur le Safran, sont deux à trois fois plus gros (fig. 287).
Leur surface est formée de filaments de couleur foncée,
entrecroisés de façon à constituer une couche feutrée de
plus en plus serrée. A la partie interne de cette sorte
Fifi. 286. — Rhizoctonia violacea.
Corp« miliiiirc sur la Beltcravo.
d’écorce les filaments ont des parois un peu plus épaisses,
d’un brun foncé et sont intimement soudés les uns aux
autres. Ils forment une sorte de dôme hémisphérique
applic[ué à la surface de la racine de la Luzerne et à l’intérieur
duquel est un tissu plus tendre et plus pâle dù
aux filaments qui émanent de tout le pourtour de la
coupole et se dirigent vers la couche subéreuse de la
racine. Ils la disloquent en dissociant les cellules et pé-
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