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est duc, aussi bien que les crevasses des poires, au parasitisme
du Fusicladium pirinum.
l-’ iG. 4 0 0 . — S t r o m a e t f r u c t h t c a t i o n s d e Fus icladium pirinum d a n s u n e
CREVASSE DE l ’ ÉCORCE d ’UN P o IRIER .
Le mycélium du parasite se développe d’abord dans
les cellules épidermiques, puis se répand dans les tissus
F ig . 4 0 1 . — Fusicladium pirinum.
A, Filftiiients conidiophores portant au sommet une conidie naissante. — B, Conidies mûres détachées
et germant.
voisins,’’mais ne pénètre jamais bien profondément. Il
est formé de cellules petites et courtes qui bien souvent
se pressent les unes contre les autres, pour former à la
surface une lame continue, d’où naissent les conidiophores;
d’autres fois, principalement dans l’écorce crevassée,
il forme une épaisse couche de stroma.
Toutes les parties du Fusicladium pirinum qui se
montrent a l’extérieur sont noirâtres à des degrés divers;
les conidiophores sont d’une couleur plus foncée que les
cellules les plus superficielles du mycélium.
Ces conidiophores sont des filaments dressés unicel-
Itilaires, d’un noir olivâtre, d’une forme un peu irrégulière
et comme noueuse, portant à leur surface, surtout
dans leur partie supérieure, des points saillants marquant
la place où étaient attachées les conidies qui se
sont formées successivement ifig. 4 0 ij. On peut observer
au sommet des conidiophores des spores à divers états
de développement. D’abord globuleuses, puis piriformes,
elles s’amincissentparle sommeten s’allongeant. Quand
elles ont atteint leur complet développement, elles sont
ovoïdes, fusiformes et de couleur olivâtre. Elles mesurent
de 28 à 3o a sur 7 à g.
Parvenue à. maturité, la spore se détache par la rupture
du court pédicule qui la porte et dont la base forme
un point saillant surle conidiophore.
Chaque tronc fructifère ne porte à la fois qu’une conidie;
quandl’une s’est détachée, il s’en forme une nouvelle
plus près du sommet paroù le tronc continue de s’allonger.
Chaque tronc peut ainsi produire successivement
de 20 à 3 o conidies.
Ges conidies germent très facilement en quelques
heures dans une goutte d’eau, en produisant un tube de
germination qui le plus souvent sort d’un point voisin de
la base. Ce tube s’allonge et se ramifie plus ou moins
en rampant à la surface du corps. Quand les conidies
germent sur des feuilles ou de jeunes fruits de Poirier,