
mais la décomposition et la mort des jeunes pieds de
Melon (fig. 409).
Cette maladie est assez répandue dans les jardins et
cause dans les cultures de Melons de sérieux dommages.
Les horticulteurs en attribuent l’apparition à l’humidité
et au mauvais temps (i).
Les taches noires et rongeantes
qui caractérisent la N iiile se couvrent
d’un velouté olivâtre, dû aux
conidiophores dressés et rigides du
S co le co I r ic h um melophthorum,
dont le mycélium envahit les tissus
du Melon et les corrode (fig. 410).
Les conidiophores simples et dressés
portent des spores de couleur
olivâtre, ovales-allongées ; les plus
petites, qui ont environ 10 u. de long
sur 3 à 4 [A de large, ne sont pas
septées, les grandes qui ont de 20 à
25 ¡A sur 5 à 6 [A sont divisées en
deux par une cloison médiane.
Ces spores germent aisément suides
milieux variés et y produisent
F ig . 4 1 0 . — Scolecotrichum
melophthorum.
A, Conidiophores. — B, Conidies
pins
un velouté brunâtre. Semées dans le jus de pruneau, elles
y bourgeonnent à la façon des levures.
Cycloconium oleaginum Castagne.
Taches des feuilles de l ’Olivier.
On voit souvent sur les feuilles de l ’Olivier des taches
circulaires, noirâtres sur les bords, ordinairement
(i) î.a Nuile, maladie des Melons p ro d u ite p a r le Scoiccotrichum melo
p h th o rum , nov. sp. B u lle t, de la Soc. Mycol., t. V I I , fa sc .4, p. 21 S.
grises ou jaunâtres ou brunes au centre et qui mesurent
le plus souvent de 6 à i o millimètres de diamètre. Leur
nombre est fort va riable; il est en moyenne de 4 à 5 par
feuille (fig. 4 1 1 ) . Parfois ces taches sont très nombreuses,
très rapprochées et se confondent par leurs
bords. E lle s sont surtout nombreuses et bien visibles
F ig . 4 1 1 . — Cycloconium oleaginum.
A, Pcuille d’Olivier portant des taches produites par le Cycloconium olcagimim. — B,Conpe transversale
(l’une tache montrant le mycélium du Cycloconium oleaginum dans la paroi supérieure
(les cellules épidermiques de la feuille d'Olivier et produisant s(>s conidies an dehors. — C, Conidiophores
portant chacun une conidie. — D, Conidies isolées. (D'après M. Boyer.)
sur la face supérieure des feuilles, bien qu’on en trouve
aussi non seulement sur leur face inférieure, mais sur les
pédoncules et même sur les olives, quoique plus rarement.
Ces taches naissent pour la plupart en automne ou
dès la fin de l ’été sur les feuilles de l’année; plus tôt,
les feuilles en voie de croissance, encore jeunes et tendres
ne sont pas attaquées. Ces taches évoluent lentement.
E lle s sont d’abord uniformément noires; à me