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sion du Mildiou tarde quelque peu à se déclarer, quand
elle apparaîtra, il y aura beaucoup de feuilles nouvelles
qui se seront épanouies et auront grandi sans avoir
subi de traitement préservatif. Elles risquent, n’ayant
pas été traitées, d’être fortement envahies par le Peronospora.
Il faut donc, pour assurer leur conservation,
faire un traitement qui sera le plus important de tous,
dès que des taches de Mildiou se montrent çà et là sur
leurs feuilles. C’est ordinairement un peu après la floraison.
En cas de besoin, on le fera suivre d’un ou de plusieurs
autres traitements à trois semaines ou un mois
d’intervalle. On ne peut donner de règle absolue ; le
nombre et la fréquence des traitements devront varier selon
les années et les localités. On les multipliera quand
les conditions extérieures favoriseront particulièrement
la végétation et la multiplication du parasite. En général,
trois traitements bien exécutés et faits aux époques
convenables suffiront pour préserver les Vignes contre le
Mildiou.
Innocuité du traitement des raisins p a r les
sels de cuivre. — On a exprimé la crainte que les
traitements des vignes par les sels de cuivre n’introduisent
dans le vin une substance vénéneuse et ne soient
un danger pour la santé publique. Les analyses nombreuses
faites par des chimistes de grande valeur tels
que MM. Raulin, Gayon etMüntz doivent dissiper toute
inquiétude à ce sujet. Les vins et les piquettes provenant
dés vignes traitées ne contiennent que des proportions
de cuivre à peine appréciables, 2 à 3 dixièmes de milligramme
par litre d’après les analyses de MM. Crolas et
Raulin (i). La plus grande partie de la faible quanti)
Crolas et Raulin . Traitement de la v ign e p a r les sels de cu iv re contre
le Mildiou. Comptes-rendus de l'Acad. des sc., C. I I I . n" 22. 29 novembre
1S8C.
tilé de cuivre déposée sur les grappes reste dans la lie et
on 11c trouve dans le vin que des traces absolument inof-
feosives de sels de cuivre.
Dans certaines analyses, MM. Gayon et Millardet ( t )
ont trouvé une proportion un peu plus forte de cuivre;
2milligrammes 3 dixièmes a été le maximum delà quantité
de cuivre pour les vins rouges, i milligramme pour les
vins blancs. Mais dans d’autres échantillons, la quantité
de cuivre n’atteignait pas un centième de milligramme
par litre. Même à ne considérer que les maxima, il est
certain que la présence d’un à deux grammes de cuivre
dans dix mille litres de vin et même dans mille litres ne
saurait inspirer la moindre inquiétude.
Diverses autres espèces de Peronospora attaquent des
plantes dont la culture, bien que moins importante que
celle de la vigne, ne laisse pas que d’être grandement
digne d’intérêt.
Peronospora nivea de Bary.
(Mildiou du Persil et du Cerfeuil.)
SïN. : Botrytis macrocarpa Unger. — Peronospora Umbelliferarum
Caspary. — Peronospora macrocarpa Rabenh. — Peronospora
Conii Tul. — Plasmopara nivea Schroet.
Ce Peronospora, dont les conidies germent comme
celles du Peronospora de la Vigne en produisant des zoospores,
se montre assez communément, soit au printemps,
soit à l’automne sur le Persil, le Cerfeuil, le Panais et
l’Angélique et sur diverses Ombellifères sauvages [Pini-
pinella, Anthriscus, Selinum etc.).
(i) Gayon et Millardet, Le cu iv re dans les récoltes des vigne s. — Compt.
rend, de l'A ca d.d. sc., C. i l l . n® 25, 20 décembre 188G.
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