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diophore commençant seulement à se renflera son tour;
parfois cependant on trouve un court chapelet de deux
ou même de trois conidies à la file, mais cela est rare.
Les conidies sont facilement emportées par le vent,
elles germent aisément dans l’air humide à une tenapéra-
ture de 35 à 3o“ en donnant naissance à un tube de germination
qui se forme indiftérenanaent sur un point
quelconque de leur surface, s’allonge, se cloisonne et
devient l’origine du mycélium qui forme bientôt une
nouvelle tache de Blanc.
Une température humide et chaude à la fois comme
est celle des serres est particulièrement favorable à la
végétation et à la multiplication de VOidium Tuckeri,
mais il se développe bien dans des climats peu humides,
pourvu que la température soit comprise entre 2 5 et 35“.
L ’identité de. V Oidium Tuckeri avec les formes conidiennes
des Erysiphées a fait adnaettre que le champignon
qui cause la maladie de la Vigne devait être considéré
comme une Érysiphée, bien qu’on n’eût jamais
observé en Europe sur les Vignes malades de périthèces
d'E ry sip h e et on l’a désigné sous le nom d'Erysiphe
Tuckeri Berk.
On connaît la première apparition du parasite dans une
serre d’Angleterre, son origine est certainement exotique,
11 y a en Amérique surles Vignes une sorte d’Erysiphée,
un Uncinula qui avait été nommé Uncinula americana
par Hops et que Berkeley a décrit sous le nom d'Uncinula
spiralis. On s’est demandé si c’est la forme à périthèces
de Y Oidium Tuckeri qui a ravagé les vignobles
d’Europe. La question a été longuement controversée.
La comparaison entre les échantillons américains d’Of-
dium de la Vigne se rapportant à Y Uncinula americana
et les échantillons européens d'OidiumTuckeri ont bien
montré qu’ils ne diffèrent par aucun caractère notable,
mais il est aussi difficile de distinguer les uns des autres
des Oidium appartenant à des espèces et même des genres
différents.
Pourquoi ces fructifications d'Uncinula que l’on
observe en Amérique ne se produiraient-elles pas cn
France? On pouvait bien supposer que la différence du
climat tempéré de l’Europe et de celui de l’Amérique du
Nord, où Y Uncinula americana apparaît sur les feuilles
de Vigne à la fin de l’automne (i), au moment où
surviennent les grands froids était la seule raison de
l’absence des fructifications d'Uncinula sur nos Vignes,
mais le doute devait cependant subsister. 11 n’est plus
permis aujourd’hui. M. Couderc (2) a observé à la fin
de l’automne 1892 les périthèces d'Uncinula sur des
Vignes soit en serre, soit à l’air libre, en divers points
de la France, à Aubenas, à Valence, aux environs de
Paris; nous-même, l’avons constaté à la fin de l’année
1894 dans un jardin, à Paris même.
En serre les périthèces étaient uniformément répartis
sur toutes les parties vertes qui avaient été couvertes par
le mycélium , spécialement sur les pédoncules et les
tiges; à l’air libre, on les trouvait toujours contre des
murs; sur des pousses vigoureuses ayant végété tard à
l’automne et en des points où le mycélium était condensé
en amas blanchâtres et feutrés. Il est à remarquer
qu’en 1892 l’été a été particulièrement chaud et la végétation
s’est prolongée jusqu’à une époque très avancée
de l’année. Ce sont là sans doute les conditions nécessaires
au développement des périthèces de Y Uncinula
qui n’apparaissent que tard à l’arrière-saison.
Il est donc positivement établi que le parasite de la
vigne connu sous le nom à'Oidium Tuckeri est vérita-
(1) Via la, L e s Maladies de la Vigne 3' édit, page 3».
(2) Comptes rendus de l'Acad. des Sc., i 8g3 .
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