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spora est accompagné d’un Macrosporium, qui ne
paraît pas différer de celui qui a causé dans le Gers
la maladie des Aulx. M. von Thümen lui a donné k
nom de Macrosporium parasiticum. Quand ce Macrosporium
accompagne le Peronospora
qui est bien certainemen.
un redoutable parasite, on ne
peut que soupçonner qu’il con-
tribue pour sa part à la pourriture
des Oignons; mais dans les
cultures du Gers où le Macrosporium
s’est développé seul su;-
les oignons malades, le doute
n’est plus possible; c’est bien à
lui que l’on doit attribuer sans
hésitation leur destruction.
Le Macrosporium des Aulx
malades du Gers a des spores
plus courtes et plus larges que
celles du Macrosporium parasi-
izcMijrdeThümen, d’aprèsles mesures
de Saccardo. Elles ont de
25 à 33 [J. de long sur 19 à 2 1 ,5
de large, au lieu de 42 à 48 u. sur
1 0 à 1 6 ¡4.
Laissés à l’air exposés aux intempéries,
les bulbes d’Ail qui
F i g . 335’. — Pleospora h e r barum.
A, Asque. — B, Ascospore placée
dans l ’eau et entourée d’une épaisse
coiiclic de mucilage.
avaient d’abord porté des conidies de Macrosporium, se
sont couverts de périthèces de Pleospora herbarum.
Ces périthèces sont le plus souvent épars, sans ordre,
parfois réunis en groupes : ils naissent au-dessous de
l’épiderme qui les recouvre d’abord et à travers les déchirures
duquel ils apparaissent ensuite à nu ; ils sont
durs, glabres, très noirs. De forme globuleuse-déprimée,
ilsseprolongent au sommeten papille tronquée (fig. 335).
Ils contiennent des asques assez variables de forme,
oblongs, cylindriques-allongésou claviformes, entremêlés
de paraphysesfiliformesplus ou moinsépaisses, continues
ou articulées. Les asques contiennent ordinairement
8 spores, tantôt en 2 rangées, tantôt en série presque simple.
Leur forme est largement ovale, ellipsoïde ou oblongue,
présentant souvent une certaine irrégularité de
forme et un léger étranglement vers le milieu. Elles sont
muriformes, partagées par 5 à 7 cloisons transversales
et en outre par quelques cloisons longitudinales.
Leur couleur est jaunâtre ou d’un brun plus ou moins
foncé, selon leur âge. Mises en liberté dans l’eau, elles
se montrent entourées d’une couche épaisse d’un mucilage
incolore.
A L T E R N A R IA
Parmi les Noirs fructifiant sous la forme Alternaria,
il en est qui sont certainement parasites et auxquels on
doit rapporter sans hésitation des maladies de plantes
cultivées.
A l t e r n a r i a t e n u i s Nees.
Maladie du plant de Tabac.
VAlte rna ria tenuis, qui paraît être la forme conidienne
du Pleospora herbarum ou du moins du P leo spora
Alternariae àe Gibelli et Griffini, est extrêmement
répandu partout. Il couvre très souvent d’un velouté
d’un brun olive toutes les parties mortes des plantes
laissées à l’air.
lAAlternaria tenuis vit ainsi ordinairement en saprò-
Il