
que cause le P . hispidus et le P . igniarius. Il se colore
d’abord en brun foncé et montre sur les bords des parties
altérées plus profondément des lignes sinueuses d’un brun
noir puis finalement il est complètement détruit par une
pourriture blanche. L ’altération gagne, par les rayons
médullaires de la plaie d’abord infectée, lecoeurdc l’arbre
qui sc nécrose et se creuse ; elle s’étend aussi latéralement
en se développant surtout rapidement dans le tissu de
l’écorce. Elle produit ainsi de grandes et longues brèches
entre les parties restées saines du tronc.
Le soin d’enlever l ’écorce et le bois déjà altéré dans
les places déprimées où la carie commence à se produire
est certainement le véritable moyen d’arrêter l’altération.
On pourrait sans doute le rendre plus efficace
encore en humectant la surface mise à nu avec une solution
saturée de sulfate de fer rendue plus active encore
par l’adjonction d’un peu d’acide sulfurique.
Il serait bon en outre de protéger toutes les plaies
des arbres contre l ’infection en les recouvrant d’une
couche de goudron de houille.
P o ly p o r u s fom e n t a r iu s (L.) Fries.
Amadouvier.
Sy.n'. : Boletus fomentarius L. — Fontes fomentarius Sacc.
C’est le véritable Amadouvier. Il attaque le plus souvent
le Hêtre et y cause une pourriture blanche qui est
caractérisée par la formation dans le coeur du bois qui est
envahie par le mycélium, de crevasses dirigées les unes
dans le sens radial les autres dans celui de la périphérie.
Ces crevasses sont remplies par les hyphes feutrées
du Champignon. A un état très avancé) de décomposition
du bois, ses éléments presque entièrement corrodés
et détruits sont enlacés dans un épais feutrage formé
par les hyphes du parasite. Le bois de coeur du Hêtre a
alors une consistance semblable à celle d’un liège très
mou; il est presque eniièrcmcnt remplacé par une masse
dense de tissu de champignon, dans laquelle sont enfouis
les débris de vaisseaux et de fibres réduites le plus souvent
à des lambeaux de leur lamelle primaire. Les cellules
du parenchyme ligneux et les rayons médullaires
résistent le plus longtemps. _
Entre le bois ainsi corrodé plus ou moins complètement
et le bois sain qui l’entoure et qui peut se trouver
réduit à une très faible épaisseur, se trouve toujours une
mince couche d’un brun noirâtre, dans laquelle les cellules
et les fibres sont remplies et imprégnées de la matière
brune provenant de la première altération produite
dans le bois sain par le ferment sécrété par le
mycélium qui y pénètre.
Les réceptacles du Polyporus fomentarius, qui se
montrent sur les vieux Hêtres et les vieux Bouleaux,
sont des chapeaux vivaces qui deviennent épais et souvent
très gros, et qui bien que variables d’aspect, ont
le plus souvent la forme de sabots de cheval (fig. 104).
Ils sont couverts d’une écorce épaisse et très dure présentant
des sillons concentriques très marques; leur
couleur est blanchâtre enfumée ou d’un gris noirâtre. La
face inférieure plane est formée par les pores très petits
de tubes hyménophores très longs. Elle est gnse dans
la jeunesse, puis de couleur cannelle. Les spores sont
de teinte foncée, ce qui, avec les autres caractères^ tires
de la couleur et de la forme des chapeaux, distingue
bien'le véritable Amadouvier {Polyporus fomentarius),
du Faux-Amadouvier (Polyporus igniarius), qui a des
spores incolores. L ’intérieur du chapeau du Polyporus
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