
devenues noirâtres et ont une consistance dure et fna-
ble s’organisent des périthèces globuleux au tond desquels
naissent des asques allongées en forme de massue
En février ou en mars commence à leur intérieur la
production des spores. Elles sont simples elliptiques
et obtuses par les deux bouts. Il y en a 8 par asque.
Elles germent taci-
lement dans l’eau;
déjà au bout de six
heures elles émettent
un tube de germination
qui après
s’être un peu allongé,
se dilate à son extrémité.
Le plasma de
la spore va s’amasser
dans cette dilatation
du tube de germination
qui s’isole par
une cloison et que
l ’on peut regarder
comme une spore secondaire.
Il ne reste
Fig. 2 5 2 . — Polystigma rubrum.
C o a p o à t r a v e r s u n p é r i th è c e c o n te n u d a n s le s tr o m a d e la
t a c li e r e n f lé e d e l a f e u i l l e a p r è s l ’h iv e r . I .e s a s q u e s r e n f
e rm e n t d e s sp o r e s m û r e s . (D 'a p r è s T u la s n e .)
plus alors de la spore primitive qu’une mince enveloppe
vide.
Si la spore a été déposée sur une jeune feuille de Prunier,
cette extrémité dilatée du tube de germination
s’applique sur l’épiderme et émet au bout de quelques
jours un fin tube qui traverse la paroi de la cellule épi-
dermique en y perçant un petit trou rond et pénètre dans
son intérieur (fig. ® 3) .Là, il croît et sc ramifie et devient
bientôt un mycélium dont les ramifications s’étendeiW
entre les cellules du parenchyme de la feuille et produi-
sent en se développant en stroma les taches rouges caractéristiques
que l’on voit tout l’été sur les arbres.
Ce sont donc les feuilles mortes et tombées sur le sol,
qui propagent l ’année suivante la maladie vers le mois
de mai, au moment où les jeunes feuilles se développent,
Il résulte de cela que l’on
devra conseiller d’amasser
en tas au commencement de
l’hiver les feuilles tombées au
pied des arbres attaqués et
de les brûler pour mettre obstacle
à la propagation du
mal.
Polystigma ochraceum
(Wahl.) Sacc.
Taches des feuilles de
l’Amandier.
S y n . : SphaeriaochraceaWahlenb.
— Polystigmafulvum C;
F ig . 2 5 3 . — Polystigma i'iibrum.
G e rm in a t io n d e s a sco sp o re s .
A , S p o re s m û r e s d o n t n n e g e rm e . — B, S p o re s
a y a n t p r o d u i t c h a c u n e u n e s p o r e s e c o n d
a ir e . — Cj P é n é t r a t io n d u t u b e d e g e r m
in a t io n d ’u n e sp o r e s e c o n d a ir e d a n s l ’é-
p id e rm e d ’u n e f e u i l l e d e P r u n ie r . Ce Polystigma dont l’organisation
ressemble beaucoup
à celle du P . rubrum attaque les Amandiers. On
voit très souvent en Provence et dans le Languedoc, où
les Amandiers sont cultivés communément dans les
champs et le long des chemins, tout le feuillage de ces arbres
criblé de taches orangées produites par ce parasite.
Les feuilles attaquées se détachent et tombent prématurément.
Les taches orangées des feuilles des Amandiers sont
formées comme les taches rouge-feu des feuilles des
Pruniers par le mycélium coloré du parasite, mais la