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M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
ils s’accroissent par la partie supérieure en forme de
massue, mais s’aplatissent et se dépriment sur le milieu
de leur sommet, de façon à produire une cupule à pédicule
très court (lig. qSô), couverte à l ’extérieur de poils
F i g . 4 3 6 . — Dasyscypha Willkommii.
Apothécies les unes jeunes, d'autres mûres et épanouies.
( D'après Willkomm.)
F ig . 4 3 7 . — Dasyscyph
a Willkommii.
Asques et paraphyses
(D’après M. E,. Hartig.)
blancs et portant à sa partie supérieure, qui est le fond
de la cupule, un hyménium d’un beau rouge. Cet hyménium
est formé de paraphyses filiformes et d’asques
claviformes (fig. qSy) allongés, qui contiennent chacun
huit spores oblongues de couleur rougeâtre. Au-dessous
CH AMP IG NO N S P A R A S I T E S . “99
de l’hyménium se trouve une couche sous-hyméniale
d’une nuance rougeâtre.
Les spores sortent par un pore qui s’ouvre à l ’extrémité
de l ’asque. E lle s germent en se divisant souvent
par une cloison transversale et produisant des tubes de
germination ramifiés.
Il paraît douteux que les tubes de germination de la
Pézize puissent pénétrer dans l ’intérieur de la jeune
écorce quand elle ne présente aucune blessure. Tous
les essais tentés dans ce but par R ob . Hartig n’ont donné
que des résultats négatifs, tandis que tous les semis de
spores faits sur des plaies de l ’écorce ont produit, sans
exception, l ’infection. L a Pezize du Mélèze est donc un
parasite de blessure, comme tant d’autres parasites des
arbres. Il faut qu’une lésion lui ouvre l ’entrée de l ’intérieur
du corps de l ’arbre.
Ces lésions sont souvent causées par les chenilles qui
rongent les jeunes pousses, ou par le poids des neiges
et du verglas qui produit au point d ’insertion d’un jeune
rameau une déchirure qui se refermera l ’année suivante,
mais qui permettra avant ce moment aux spores emportées
par l ’eau de pluie, d’introduire leurs tubes de
germination dans le tissu de l ’écorce.
Ce sont les jeunes arbres qui ont le plus à souffrir du
développement des chancres. Ils risquent d’autant plus
d’être tués que leur diamètre est plus petit et leur végétation
plus lente. Un Mélèze poussant activement peut
continuer de vivre pendant de longues années en p o rtant
un chancre que ne cesse pas de s ’étendre, mais qui
ne gagne que peu sur ses bords.
Dans les hautes Alpes, les Mélèzes souffrent beaucoup
moins du chancre que dans les plaines. Il s’y développe
beaucoup moins de fructifications de Pe z iz e; on n’en
trouve que près du s o l , au milieu des herbes, ou
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