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l’eau en produisant un tube de germination, qui se ramifie
et se cloisonne. Les essais d’infection artificielle des
feuilles de Platanes qui ont été tentés n’ont pas réussi.
En Amérique, le Gloeosporium nervisequum attaque
le Sycomore; parfois il se développe de fort bonne heure
sur les feuilles, dès l’épanouissement des bourgeons et
aussi sur les pousses non lignifiées un peu au-dessous
de leur extrémité. Dans ce cas, les feuilles situées au-
dessus du point envahi meurent, mais sans être envahies
elles-mêmes par le parasite.
Cette maladie des feuilles des Platanes est très répandue
en France. Les arbres des promenades en sont très
souvent atteints.
Colletotrichum Lindemuthianum Sacc. et
Magnus) Br. et C.
Anthracnose du Haricot.
S y n . ; G loe o s p o r iu m L in d e m u t h ia n u m S a c c . et Ma g n u s .
Les Haricots sont fréquemment attaqués par une maladie
analogue à l’Anthracnose de la Vigne et qui est
caractérisée de même par des taches rongeantes, qui
couvrent les feuilles et les percent, attaquent aussi les
tiges et surtout les fruits encore verts, qu’ elles corrodent
profondément, pénétrant jusqu’à leur intérieur et
atteignant les graines. _ _
Cette maladie, dont les caractères sont tout a fait semblables
à ceux que proàmtYAscochyta P is i (v. plushautj,
est causée par un champignon parasite très voisin des
Gloeosporium, mais se rapportant au genre Colletotrichum,
caractérisé par la présence de longs poils noirs e
raides, qui naissent entremêlés aux basides conidiophores
C H A M P I G N O N S P A R A S I T E S . 323
et sont localisés, ou tout au moins plus abondants, sur
le pourtour d’une fructifi- ’
cation conidienne.
Sur les fruits encore verts
du Haricot, les taches de
cette sorte d’Anthracnose
.sont d’un brun grisâtre, déprimées,
arrondies, d’environ
4 à 6 millimètres de
diamètre le plus souvent;
elles sont cernées par une
fine ligne noire et entourées
d’un petit bourrelet saillant
d’un brun rougeâtre.
Elles sont ordinairement
rondes, mais quand elles se
forment près les unes des
autres, deux taches contiguës
peuvent dans leur croissance
se confondre en une
grande, dont le diamètre le
plus long atteint et dépasse
même parfois un centimètre
(fig. 387).
Ces taches brunâtres et
desséchées sont dès leur apparition
déprimées au-dessous
de la surface du tissu
sain qui les entoure; elles
s’enfoncent de plus en plus
à mesure que le brunissement,
lamort et le desséche- E iG . 3 8 7 . — D e u x FRUITS d e H a r i c o t
ment du tissu gagnent les c o u v e r t s d e t a c h e s p r o d u i t e s p a r
nor-1-® T J J t . l e Colletotrichum Lindemuthia- parties profondes de la paroi