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sés. L ’action des bactéries qui pullulent dans tous les
tissus végétaux en décomposition produit la rapide destruction
des fruits attaqués par le champignon parasite.
Surles taches où le tissu est tué par le Colletotrichum
apparaissent des fructifications constituées par de petites
F i g . 390. — C o u p e d ' u n e p u s t u l e d e CoUetotrichum oligochaetum s u r u n e
T IG E DE M e l o n .
masses d’un rose carné, qui ne dépassent pas ' / n o u j,, de
millimètre de diamètre.
Extérieurement la lésion produite par ce parasite présente
une très grande ressemblance avec celles qui sont
dues au Scolecotrichiim melophthorum ou au Cloeospo-
riuin lagenarium, et, dans la pratique on a dû confondie
sous le nom de Nulle la maladie qu’ils déterminent.
Les fructifications du champignon parasite qui causent
cette maladie se forment sur des coussinets plus
ou moins convexes de stroma recouverts d’une couche
serrée de basides cylindriques, qui ont de 10 a 12
a de longueur. Elles portent à leur extrémité des conidies
hyalines, ovales ou cylindriques, obtuses aux extrémités.
Les poils caractéristiques du genre Colletotrichum
qui naissent entre les basides sur le bord du
coussinet sont raides, d’un noir olive et ont une ou deux
cloisons dans leur partie inférieure. Ils sont peu nombreux.
M. Saccardo indique dans sa description i à 3
seulement de ces poils pour chaque coussinet; ce nombre
varie dans des limites plus larges, on en trouve souvent
4 ou 5 et même plus.
Les conidies accumulées sur les coussinets qui couvrent
ou entourent la cuticule crevée, apparaissent à
l’oeil nu comme de petites pustules d’un rose carné clair
(fig. 390).
Des essais de traitement à la fleur de soufre et à la
bouillie bordelaise n’ont pas donné de résultats nettement
favorables, mais on n’en peut rien conclure, car ils
avaient été faits trop tardivement. Ils ne peuvent être
efficaces qu’en étant préventifs.
M a r s o n ia Ju g l a n d i s (Lib.) Sacc.
Taches des feuilles et des fruits du Noyer.
Les Marsonia sont des champignons parasites fort
analogues aux Cloeosporium, mais dont les spores, au
lieu d’être simples, sont divisées par une cloison transversale.
Ils forment dans les tissus vivants, principalement
sur les feuilles au-dessous de l’épiderme, des coussinets
de stroma globuleux ou cupuliformes qui restent longtemps
couverts par la cuticule, et portent à leur surface
des conidies incolores, globuleuses ou oblongues et
uniseptées.