
forme de poires renversées ou de massues insérées sui
le conidiophore par leur côté épais et arrondi, et terminées
en un bec à Textrémité duquel se forme une conidie
nouvelle, semblable à la première développée au
sommet du conidiophore. Le phénomène se produit à
plusieurs reprises et le conidiophore porte une chaîne
souvent longue de pareilles conidies.
Ces conidies se divisent par des cloisons transversales
en tranches qui sont à leur tour traversées par des clois
o n s longitudinales ou obliques. Les véritables -4 /ier-
naria ont des conidies muritormes, c est-à-dire coupées
par des cloisons dans le sens longitudinal et transversal
(i). Quand les conidies en forme de massue ne sont
divisées que par des cloisons transversales, on rapporte
les champignons qui les portent au genre P o ly desmus ;
mais entre ces deux genres il y a des transitions bien
fréquentes.
Les Macrosporium portent des conidies d un brun
foncé à spores oblongues et non allongées en bec comme
les Alternaria, mais, comme elles, cloisonnées-murifor-
mes. Il semble y avoir bien souvent des passages entre
la forme Macrosporium et la forme Alternaria.
De ces genres, le Cladosporium herbarum, Y Alternaria
tennis etle Macrosporiumcommune ouSarcinula, qui
sont très généralement répandus partout, se trouvent si
souvent réunis ensemble, que l’on a été amené à les considérer
comme des formes diverses de fructifications
conidiennes d’une espèce qui aurait, selon Tulasne (2
pour fruits ascophores, les périthèces du Pleospora herbarum,
Sphaeriacée à ascospores brunâtres divisées en celli)
Gibelli e G n lû m ,Sul Polimorfismo della Pleospora herbarum T u l . - -
Ricerche fatte nel Laboratorio di Bot. in Pavia (Archivio triennale del
Laboratorio), Milano, 1874.
(2) Tulasne, Selecl. fu n g . Cappol., t. II , p. 262.
Iules muriformes, par des cloisons transversales et longitudinales
comme les conidies de Macrosporium.
MM. Gibelli etGriffini ont cherché à contrôler expérimentalement
s’il existe bien entre le Pleospora herbarum
et ces formes conidiennes diverses la relation admise
par Tulasne. Pour s’en assurer, ils semèrent avec
les précautions nécessaires les spores provenant de périthèces
de Pleospora herbarum récoltées sur diverses
plantes. Les spores germèrent et produisirent, les unes
laiovme Alternaria, les autres la forme Macrosporium;
mais jamais le même mycélium ne portait à la fois les
deux formes, et jamais il ne fructifiait en Cladosporium.
Les ascospores des périthèces de Pleospora donnant la
forme Alternaria, étaient un peu plus petites que celles
des périthèces produisant la forme Macrosporium.
Quand une fructification de Cladosporium herbarum
apparaissait dans les cultures, on reconnaissait qu’elle
était étrangère aux germinations d’ascospores du Pleos pora.
De nouveaux essais de culture des spores du P leo spora
faits par M. Kohi ont en grande partie confirmé
les observations de MM. Gibelli et Griffîni (i). Les
spores du Pleospora ont produit le Macrosporium Sar-
cinula, maisdes cultures faites avec des conidies A'Alternaria
tenuis n’ont pas produit de périthèces de Pleos pora,
mais seulement des pycnides.
Dans un travail antérieur, M. Bauke assurait avoir
obtenudans des semis d’ascospores de Pleospora, soitdes
Alternaria, soit des Macrosporium, mais sur des mycéliums
différents. De plus, il étaitdisposé à admettre undi-
morphisme des spores du P/eoxporu qui produiraient soit
(t) Kohi, Ueber den Polymorphismicsvon Pleospora herbarum Tul . , in Bot.
Centralblatt, i 883, vol. XVI , p. 26. — Z iir EnUvickelungsgeschichte d e r As-
comycetcn, in Botan. Z e it . 1877, p. 322.