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Dans les années humides, comme a été celle de 1888,
on a vu dans tout l’ouest de la France, la Normandie,
la Bretagne et le Maine, les Pommiers souffrir très tor-
tement d’une telle invasion (i). Dans le courant de septembre
les arbres paraissaient brûlés ; les feuilles se dere
séchaient d’abord par l’extrémité et par les bords, puis
la zone altérée grandissait, s’élargissait et gagnait souvent
vite le limbe entier. Les feuilles mortes tombaient en
Fig . 35o. — S p h a e re lla Tulasnei.
A, Coupe cVim p(irltli6co. — E , Asque isole. (D’uprts M. J.raczewski.)
grand nombre et les fruits, arrêtés dans leur développement,
parvenaient à grande peine à atteindre la moine de
leur grandeur normale.
La partie morte et desséchée des feuilles de Pommier
ainsi altérées prenait une teinte grise et plombée comme
si une fine poussière noire s’était déposée à sa surface.
L’ examen microscopique y montrait dans le parenchyme
les filaments noirs d’un mycélium qui s’était répandu et
s’amassait en certains points dans les cellules épidermiques
ou sous l’épiderme en petites masses de stroma
( 0 Priliieux, Maladie des fe u ille s de Pommier. B u lle lin de la Société
mycologique, séance du S nov. iS88.
d’où partaient les gerbes noirâtres de conidiophores du
Cladosporium herbarum ou d’une forme Cladosporium,
que nul caractère ne permettait de distinguer du C/a-
dosporium herbarum.
M. Berlèse a recueilli Sur des plantes diverses des spores
de Cladosporium herbarum et les a cultivées dans des
gouttes de jus de crottin. 11 en a toujours obtenu la
forme Hormodendron que l ’on peut considérer comme
la forme essentiellement saprophyte du Cladosporium
herbarum. Sur le Cladosporium herbarum des feuilles de
l'Evoirpmiis japonicus seul, il a vu se produire dans les
petits amas de stroma qui se forment au-dessous des stomates
des pycnides contenant des spores bacillaires incolores
et septées se rapportant au Septoria Evonymide
Rabenhorst.
M. Berlèse pense que le Cladosporium de VEvonymiis
japonicus n’est pas le même que celui des céréales, bien
qu’on ne puisse les distinguer par aucun caractère. Plusieurs
espèces différentes seraient ainsi confondues sous
la dénomination de Cladosporium herbarum (i).
S p h a e r e lla t a b i f i c a . — P h om a t a b i f i c a Prill. et
Delacr.
Maladie des pétioles des feuilles de Betterave (2).
S yn . ; P h om a B e t a e F r an k .
La maladie du coeur de la Betterave est dans certains
cas la conséquence de l’invasioud’un champignon para-
(1) Berlèse, P r em iè re contribution à l ’étude de Cladosporium et de l)e-
matium. [Bulletin de la So ciété mycologique de F ran c e , t. XI , i fasc. i 8q5.
(2) Priliieux, la P o u r r itu r e du coeur de la Betterav e. [Bulletin de la S o ciété
mycologique, t. VI I p. i 5, 1891.)