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8 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
tielle l’enveloppe du grain, qui du reste est fort peu
adhérente, on voit bien plus vivement la couleur rose
pourpre de la couche superficielle de l’albumen. Si on
coupe ou on brise un de ces grains, la tranche ou la cassure
paraît nettement colorée en rose dans les blés durs,
plus faiblement dans les blés à cassure farineuse.
Dans la couche superficielle,
dont les cellules ne contiennent
pas d’amidon, mais seulement de
fins granules protéiques, la coloration
purpurine est particulièrement
intense; en d’autres termes,
rintensilé de la coloration est en
général en proportion de la quantité
de matière azotée.
Un autre fait non moins frappant
est la présence d’une grande
lacune creusée dans l’albumen
(fig. i) ; elle est adossée au repli
que forme le sillon du grain et
s’étend ordinairement, en longueur,
depuisTembryon jusqu’au
sommet du grain. Dans les grains
très altérés on peut voir plusieurs
F ig . i . — C o u p e t r a n s v e r s
a l e d’ un g r a in d e b l é
ROSE PROFONDÉMENT A L TÉRÉ
EXT RA ITE PAR l ' iODE.
Les parties colorées en rio le t sont
représentées en noir. Sur les bords
do la cavité le tissu altéré est privé
d'amidon.. I l s'y forme une zone
qui sc colore en jaune, v. fig. û.
Le tégument du grain est détatdié
en bien des points.
lacunes communiquant ensemble et formant dans le
grain une cavité très irrégulière. Ces lacunes, quelles
qu’en soient la forme et l’étendue, sont toujours entourées
d’une zone plus ou moins épaisse, dans laquelle
le tissu de l’albumen est transparent et dépourvu d’amidon.
Cette zone est bordée du côté intérieur par une
traînée nébuleuse tapissant la paroi de la lacune d’une
sorte de revêtement irrégulier, d’épaisseur variable et
qui forme çà et là des masses opaques mamelonnées à
l’intérieur de la cavité (fig. 2).
Ce sont des amas de Bactéries globuleuses ou ovoïdes
selonles phasesdiverses de leur développement(fig. 4) on
en voit d’entièrement '
globuleuses, d’autres
d’une forme un peu allongée
rappelant celle
d’un cocon de ver à soie,
et d’autres fois on trouve
deux sphères adhérentes
l’uiie à l'autre. C ’est un
Micrococcus, le Micrococcus
Tritici. Ses cellules
réunies en colonies
forment des amas
fort peu cohérents. Ce
sont ces Micrococcus
qui sécrètent la matière
purpurine qu’absorbent
et fixent le gluten et les
granules d’aleurone de
la couche superficielle
de l’albumen; ce sont
eux aussi qui corrodent
le tissu du grain à partir
du sillon par où ils
ont pénétré et y creusent
F ig . 2 . — P a r t i e d e l a c o u p e t r a n s v e r s
a l e d’ u n g r a in m o in s p r o fo n d ém e n t
CORRODÉ ET PLUS GROSSI QUE DANS LA
F IG . 1.
Dans l'intérieur tic la lacune arrondie qui s'ost
formée, à l'extrémité du sillon envoie des nuées de
Bactéries (b), - a, Couche à granules protéiques
fortement colorée en rouge pourpre.
les grandes cavités.
L ’action corrosive de
ces Bactéries s’exerce
d’abord sur les grains
d’amidon, puis sur le
gluten et même sur les parois des cellules.
Les grains d’amidon sont attaqués par l’extérieur : ils
diminuent de volume jusqu’à n’être plus que de très
li