
vivace ; la conservation de l’espèce n’y est due qu’à la
germination des spores.
Les dommages causés parles Taphrina aux plantes
nourricières sont extrêmement faibles et se bornent à des
taches produites sur les feuilles. Seuls les Exoascus
produisent des déformations importantes et parfois très
dommageables pour ’ les plantes de culture comme la
Cloque du Pêcher et les Pochettes des Pruniers.
E x o a s c u s d e fo rm a n s (Berk.) Fuck.
(Cloque du Pêcher.)
S y n . ; Ascomyces deformans B e r k . —■ Taphrina deformans Tul.
La maladie fort commune du Pêcher qui est connue
des horticulteurs sous le nom de Cloque du Pêcher, attaque
principalement les feuilles de cet arbre. Sous son
influence, elles s’épaississent, se contournent, s’ondulent
et se crispent d’une façon très remarquable en prenant
une couleur jaune pâle ou rosée (fig. 178).
La ressemblance qu’il y a entre une feuille boursouflée
par la Cloque et une feuille déformée et contournée
par les piqûres des pucerons, a dû faire naître la pensée
d’attribuer à cette cause la maladie de la Cloque. Cette
opinion longtemps admise doit être complètement abandonnée.
La Cloque est due à unExoascus que Tulasne a
rapporté au genre Taphrina sous le nom de Taphrina
deformans.
Si on compare le tissu d’une feuille atteinte de la
Cloque avec celui d’une feuille saine de Pêcher, on voit
que toutes les cellules de la feuille malade ont été le
siège d’une multiplication considérable (fig. 179).
Dans le parenchyme vert qui, dans la feuille non altérée
est composé de cellules allongées perpendiculairement
à la surface, on voit d’abord apparaître des cloisons
transversales ; puis la multiplication des cellules se
continue par la formation de cloisons dirigées dans tous
les sens, et il se produit ainsi un tissu charnu, homogène.
P iG . 17 8 . — J e u n e p o u s s e d e P ê c h e r a t t e i n t e d e l a C l o q u e
p r o d u i t e p a r u Exoascus deformans.
composé de cellules pressées les unes contre les autres
et dans lesquelles il n’y a pas de chlorophylle. Pendant
ce temps, les cellules de l’épiderme se multiplient aussi,
par suite de la formation de cloisons dirigées perpendiculairement
à la surface.
Ainsi dans tous les points atteints par la Cloque, la
feuille croît notablement, en surface plus encore qu’en
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