
juin à octobre ses diverses formes de fructifications
æcidiospores, urédospores et téleutospores sur les feuilles
du Framboisier.
Les Æcidium se montrent réunis le plus souvent en
Fie. 96 .— P h ra gmidium Rubi-hiaei.
A . Æ c id ium . — E . Télcut<
groupes circulaires d’un jaune vif, avec une dépression
au milieu, sur la face supérieure des feuilles, rarement
en bourrelets allongés sur les pétioles et les tiges. Leurs
spores sont globuleuses ou elliptiques, échinulées, à contenu
orangé (fig. 96).
_ Elles ne forment pas de longues files et se dissocient
très tôt. Ces Æcidium n’ont pas de péridium
comparable à celui des æcidies des Puccinies; les touffes
de spores sont simplement entourées par plusieurs
rangées de paraphyses qui se recourbent plus ou moins
au-dessus d’elles.
Les touffes d'Uredo [Uredo g y ro sa Rabenh.i diffèrent
fort peu des Æcidium. Les urédospores sont
globuleuses, ou ovoïdes, ont une membrane échinulée,
un contenu rouge orange comme les æcidiospores, et
sont entourées de paraphyses.
Les téleutospores forment des petites touffes noires
souvent très nombreuses et répandues sur la face inférieure
des feuilles du Framboisier. Ces téleutospores ont
de 5 à 10 loges. Elles sont cylindriques etterminées au
sommet en une pointe conique obtuse, ou arrondies à
l’extrémité avec une courte pointe conique. La membrane
un peu transparente est d’un brun noir; elle est
couverte de papilles. Le pédicule est renflé en massue
à sa partie inférieure.
Plusieurs autres espèces de Phragmidium sont communes
sur les Ronces.
Les Rosiers dans les jardins sont très fréquemment
attaqués par le Phragmidium subcorticium
Schrank.
Dans beaucoup de Phragmidium les pédicelles des
téleutospores sont enflés en massue vers leur base.
Ils se gonflent dans l’eau en augmentant de volume tant
en longueur qu’en largeur, par suite de la gélification de
la substance des portions interne et moyenne de la
paroi que la partie superficielle, qui n’est pas gélifiable,
entoure d’une fine pellicule. Selon M. Dietel les mouvements
qu’exécutent les pédicelles en se dilatant et se
contractant sous l’influence de l’humidité et de la sécheresse
ont pour effet de les détacher de la plante
nourricière. La séparation se fait au point où la résis