
elles et qui sont remplies d’une matière granuleuse
orangée.
Chacune de ces cellules est une téleutospore capable
de germer en émettant un promycélium cylindrique,
trapu qui se cloisonne et dont chaque article produit
une sporidie globuleuse (fig. 107 B).
Ces sporidies peuvent sans doute pénétrer dans les
jeunes pousses du Pin et y produire le Peridermium
de l ’écorce, mais le fait n’a pu être jusqu’ici réalisé expérimentalement,
M. Cornu a bien fait naître le Cronartium
sur les feuilles du Dompte-venin en y semant les
spores du Peridermium, mais l’infection inverse du Pin
par le Cronartium n’a pas plus réussi que celle des aiguilles
par le Coleosporium Senecionis. Le fait de la relation
génétique entre le Cronartium asclepiadeum et
le Peridermium de l’écorce du Pin n’en est pas moins
absolument établie (i).
Mais comme d’autre part, d’après les observations de
MM. ’Wolff, Magnus et Kiebahn (2), il peut exister une
pareille relation entre le Peridermium de l’écorce du Pin
et le Coleosporium Senecionis qui produit aussi la Rouille
des aiguilles [Peridermium oblongisporium), on est
amené à admettre qu’il y aurait deux espèces distinctes
confondues sous la dénomination de Peridermium Pini
[corticoia) : l’une ayant ses téleutospores sur le Seneçon
( Co/eoxporzMw Senecionis), l’autre sur le Dompte-
venin [Cronartium asclepiadeum). Pour distinguer cette
dernière en tant que Rouille vésiculaire de l’écorce du
( I ) Des ensemencements despores dix Perid e rmium sur le Vincetoxicum
faits au laboratoire de Pathologie végétale ont entièrement confirmé les
expériences de M. Cornu.
(2; Kiebahn, Veber die Formen und Wirthswechsel d e r Blasenroste der
k ie f e r n . B erichte der deutsch, bot. Gesellschaft VI I I , iSgo.
Pin, on a propose de désigner la forme æcidienne sous
le nom de Peridermium Cornui Rostrup et Kiebahn.
Peridermium Strobi Kiebahn. — Cronartium
ribicolum Dietr.
(Rouille vésiculaire du Pin Weymouth.)
Rouille du Groseillier.)
M. Kiebahn avait, dès l’été 1887, établi, par les observations
qu’il fit aux environs de Brème, que le Pin Weymouth
peut être attaqué par une Rouille vésiculaire de
l’écorce qui est différente de celle du Pin commun. Des essais
d’ensemencement de cette Rouille du Pin Weymouth
faits en 1888 sur diverses espèces de Groseilliers [Ribes
nigrum, R. aureum, R. alpinum) ont permis de les infecter
et d’y faire naître un Cronartium, le C. ribicola.
Rouille qui se développe très fréquemment dans les
cultures de Cassis [Ribes nigrum). Ce Cronartium
forme d’abord sur les feuilles des Cassis des pustules
A Uredo, d’où les spores sortent en fil d’un rouge orangé
par un pore qui s’ouvre au sommet du péridium; la
colonne de téleutospores d’abord orangée puis brunâtre
se développe ensuite et atteint une longueur de 2 millimètres.
Il résulte très sûrement des expériences de M. Kiebahn
et de M. Rostrup (i) , que ce Cronartium est une
forme alternante du Peridermium de l ’écorce du Pin
Weymouth. Nonseulementcesdeuxobservateurs ont fait
naître le Cronurib/m sur les feuilles des divers Groseilliers
en ysemantdes spores de Perz'iiermzi/în, mais M. Kiebahn
a réussi à réaliser l’infection inverse. Deux petits pieds
( I ) Rostrup, Botan. Centralblatt X L I I l , p. 353.
i-,4 ■’
- (ril