
dans les vallées où règne une plus grande humidité.
Les hautes Alpes sont la véritable patrie du Mélèze;
il y trouve un climat favorable et y est moins exposé aux
ennemisd iversqui, comme la Pezize, ne rencontrentque
dans les plaines des conditions météorologiques qui
leur permettent de se multiplier au point de produire
de terribles épidémies.
L ’amputation des branches portant des chancres, l’enlèvement
des parties désorganisées des chancres et la
cautérisation des plaies soit par le leu, soit par l’acide
sulfurique ou la solution de sulfate de fer avec adjonction
d’acide sulfurique, que l’on emploie avec succès contre
l’anthracnose, ne sont guère praticables en grand, en
forêt. Le moyen le plus assuré de se mettre à l ’abri du
chancre, est de ne cultiver le Mélèze qu’aux endroits où
les conditions de climat ne favorisent pas le développement
et la multiplication du D a sy sc yp h a Willkommii.
Ciboria. — Sclerotinia. — Stromatinia.
(Pezizes à Sclérotes'.
Quand on a divisé l ’ancien grand genre P e 0 a en
plusieurs genres nouveaux, on a donné le nom de Ciboria
aux Pezizes à cupules lisses à l’extérieur, à bords courbés
en dedans à l’état jeune, s’épanouissant en forme
d’entonnoir qui s’aplatit de plus en plus, et à pédicule
souvent très long.
Parmi ces C ib oria, il en est dont les apothécies naissent,
non pas d’un mycélium filamenteux, mais de véritables
sclérotes. On les a réunies sous lenom de Sclerotinia.
Il est des C ib oria très voisines des Sclerotinia,
chez lesquelles les apothécies naissent, non de sclérotes
constitués à la façon ordinaire et isolés au milieu
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soit du mycélium, soit des tissus de la plante qu’a rongée
le parasite, mais des masses de stroma imprégnant tout
le tissu de la plante attaquée et formant une sorte de
sclérote diffus. Pour marquer cette différence, M. B oudier
a créé le sous-genre Stromatinia, très voisin des
Sclerotinia.
Sclerotinia Libertiana Fuck.
Maladie des Sclérotes du Haricot, du Topinambour, etc.
Syn. P eg iq a Sclerotiorum Lib. — P . Sclerotii F u c k . — P . posthuma
B. etW. — P . Coemansii Kickx. — Rustroemia homocarpa Karst.
— Phialea Sclerotiorum Gill.
Lfii assez grand nombre de plantes cultivées sont attaquées,
quand elles se trouvent dans un milieu humide
comme, par exemple, les haricots forcés sous bâches
par une maladie qui a pour caractère le développement,
à la surface des tiges, d’un épais lacis de filaments qui
les couvre à partir du sol comme d’une couche d’ouate.
La plante ainsi enlacée par un mycélium parasite qui,
non seulement l ’enveloppe, mais encore pénètre à son
intérieur jusqu’à la moelle, meurt. Dans l ’intérieur de
la moelle de la tige desséchée et à sa surface, au milieu
de la couche flétrie d’ouate, on trouve en quantité de
petits corps durs, noirs au dehors et de couleur blanchâtre
au dedans, qui sont des sclérotes, des tubercules du champignon
dont les hyphes ont tué la plante (fig. qSS).
11 y a plusieurs parasites qui produisent des maladies
ayant de pareils caractères sur diverses sortes de
plantes cultivées et qui sont dues à d’autres espèces fort
voisines de S c le ro tin ia .
Celle que produit le S c le ro tin ia L ib e rtian a s’est manifestée
il y a quelques années avec une grande intenM
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