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Peridermium abietinum Alb. et Schwein. —
Cbrysomyxa Rbododendri (D. C.) De Barv.
S yn. : I Æcidium abietinum Alh. et Schw. — Coeoma piceatum
Link —
II Uredo Rhododendri D. C. —
çRouille vésiculaire des aiguilles de l’Épicéa).
Les Épicéas qui croissent sur les hautes montagnes à
une altitude d’environ 1000 mètres, sont souvent attaqués
par un Peridermium qui se développe dans leur feuillage.
Les feuilles envahies par le parasite prennent par
places une couleur jaune brun. En ces points leur tissu
est parcouru par de nombreux filaments de mycélium;
vers les mois de juillet ou d’août apparaissent d’abord
à la surface des parties décolorées de nombreux
petits points qui sont des spermogonies, puis des fructifications
de Peridermium. Les sacs membraneux remplis
de spores se montrent au dehors en crevant l’épiderme,
s’allongent, puis se déchirent en dents irrégulières et
laissent échapper des spores arrondies ou oblongues
couvertes de petites granulations et colorées par leur
contenu en jaune orangé.
Cette Rouille vésiculaire des aiguilles de l’Épicéa ressemble
beaucoup à celle des aiguilles du Pin.
En août et septembre, les arbres attaqués répandent
des nuages de Rouille que les vents peuvent porter au
loin. Les feuilles rouillées meurent et tombent l ’année
même où elles ont été envahies par le Peridermium.
De Bary (i), très frappé du fait que cette Rouille ne se
montre que sur les Épicéas qui poussent en montagne
(i) De Botan hch e Z e itu n g . 1879.
à une hauteur déterminée au-dessus de la mer et n’atteint
point ceux qui sont au-dessus ou au-dessous d'une
zone dont l’altitude moyenne est de looo mètres, fit la
remarque que c’est aussi à cette hauteur que croissent
en quantité les Rhododendrons (Rhododendrum fe r ru -
gineum et Rh. hirsutum).
Examinant au printemps un peu après la fonte des nei-
F ig . i i o . — Chrysomyxa Rho dodendri.
A. Coupe d'une touffe de téleutospores germant. — B. F ile de téleutospores produisant des
promycéliums d’ où se sont détachées le.s sporidies.
(D’après de Bary.)
ges, les feuilles de ces Rhododendrons, de Bary reconnut
qu’elles portaient en quantité sur leur face inférieure,
des taches saillantes d’un rouge brun formées de files de
cellules dirigées perpendiculairement à la surface et recouvertes
par l’épiderme. Par leur extrémité inférieure,
elles prennent naissance sur les filaments entrecroisés
d’un mycélium dont elles sont des ramifications fertiles
(fig. n o ). Les trois derniers articles de ces files de cel-
Y ri- ri
iliriri
tejririri