
Il conviendra de veiller avec grand soin à ce que les
feuilles des betteraves malades ne soient pas portées à
l ’étable ni au fumier; sans cette précaution on courrait
risque de rapporter les germes de la maladie dans les
champs où on devra cultiver la Betterave l’année suivante.
L'alternance des cultures met heureusement grand
obstacle à la propagation du Peronospora Schachtii et
empêche que la maladie qu’il produit ne se perpétue
d’une manière continue comme cela a lieu pour le Peronospora
de la Vigne.
Peronospora effusa (Grev.) Rabenh.
(Mildiou de l’Épinard.)
S yn . : B o t r y t i s e ffu s a Gr e v . — B o t r y t i s f a r in o s a E'ries. — Bot
r y t i s e p ip k y l la Pe r s . — P e r o n o s p o r a C k e n o p o d ii S ch le ch t .
^ Ce Peronospora attaque les plantes de la famille des
Chénopodées, l’Épinard, l’A rroche, les Chenopodium
Bonus-Henriciis, hybridiini, aibuin, etc. Les feuilles,
sur des pousses entières, sont recouvertes d’un velouté
serré de conidiophores chargées de conidies d’un gris
violet. Elles s’épaississent, se déforment et s’enroulent.
Sur les Epinards le parasite produit sur les feuilles des
taches où le tissu se décolore, s’infiltre et se détruit rapidement.
Les conidiophores sortent par touffes des stomates; ils
sont épais et se ramifient en se bifurquant cinq à six
fois (fig. 53 A). Les conidies sont ellipsoïdes, de couleur
gris-lilas. Elles germent par un tube comme celles du
Peronospora Schachtii (fig. 53 C).
Le Peronospora effusa produit en abondance des
ceufs de couleur brune qui portent à leur surface des
plis saillants très marqués (fig. 53 B) et diffèrent ainsi
nettement de ceux du P e ronospora
Schachtii, auquel
le Pe r o n o s p o r a
effusa ressemble du reste
beaucoup.
Peronospora
Schleideni Ung.
(Mildiou de l’Oignon.)
SïN. : P e r o n o s p o r a d e s t ru c to r
Caspary . — P e r o n o s p o r a
AUiorum F u c k e l . — B o t r y t i s
destructor B e rk.
Ce Peronospora produit
des dommages importants
dans les cultures
d’Oignon. Les pieds attaqués
par ce parasite jaunissent
et languissent, les
feuilles présentent des
places jaunâtres, desséchées
qui sont des foyers
d’où le mal se répand, et
qui déjà ont été tuées par
le mycélium.
Les conidiophores (fig.
34 A) sortent par les stomates
le plus souvent
Fig. 53. — Peronospora effusa.
A. Coniiliopliorc. — B. (Eufs.
C. Conidio germant.
isolés, parfois au nombre
de deux ou de trois. Ils sont épais, robustes et se ramifient
en se bifurquant de quatre à six fois, il portent
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