
inférieure et dans l’extrémité duquel passe tout leur
plasma. Ce tube peut pénétrera l’intérieur d’une petite
plante de Seigle en germination, mais seulement cn s’introduisant
dans la première gaîne incolore qui enveloppe
comme d’un étui les feuilles vertes (li. C ’est seulement
quand cette gaine a atteint environ la moitié de
sa taille que l’infection du Seigle par le Charbon peut se
produire. Le fin tube de germination de la sporidie
A'Urocystis traverse la cuticule et la paroi de l ’épi-
derme et se transforme en un mycélium ramifié qui ne
contient de plasma que dans l ’extrémité de ses branches.
Celles-ci s’allongent rapidement soit en rampant entre les
cellules, soit en les traversant sans plus altérer la végétation
du Seigle que VUstilago Avenae ou le Tilletia caries
ne le font pour l’Avoine ou pour le Froment.
Les spores A'Urocystis présentent la plus grande analogie
avec celles des Tilletia dans leur formation aussi
bien que dans leur germination (2).
Les spores réunies en glomérules se développent dans
des espaces occupés par un tissu dense que forment en
certaines places les filaments sporifères délicats, sinueux,
ramifiés et pressés les uns contre les autres. Dans les
cellules voisines on peut souvent mieux distinguer le
passage des tubes du mycélium aux filaments sporifères;
les premiers s’allongent en ligne droite, tandis que les
seconds se courbent, se divisent en très courts articles et
se mêlent les uns aux autres, de telle façon que l’on a
grande peine à les suivre. On peut cependant voir parfois
avec netteté des filaments sporifères ramifiés qui se
terminent par une dilatation globuleuse, dans laquelle il
est impossible de méconnaître une jeune spore simple,
(1) Wolf , loc. c it., p. 660.
(2) Prillieüx, (¿uelqites observations su r la fo rm a tio n et la germination
des spores des Urocystis. Ann. des Sc. Bot. Série VI, t. 10 — 1880.
pareille à celle d’un Tilletia. En examinant les amas
de spores on voit parfois çà et là parmi les glomérules
quelques-unes de ces spores isolées; mais normalement
chaque glomérule est formé par une petite pelote de filaments
sporifères dont les cellules intérieures se changent
en spores pareilles, du reste, à celles dont on suit
mieux le développement quand le rameau sporifère reste
fortuitement isolé. Quand le glomérule s’accroît et grossit,
les cellules du centre se distinguent par leur plus
grande taille et prennent le caractère de vraies spores,
tandis que les cellules contiguës deviennent les cellules
superficielles et que le reste des filaments sporifères se
détruit et disparaît.
Urocystis Cepulæ Frost.
(Charbon de l’Oignon.)
S yn. : Urocystis Colchici va r . Cepiilae Cooke.
Le Charbon de l’Oignon produit par VUrocystis Ce-
pti/ae cause des dégâts assez considérables dans les grandes
cultures en Amérique. Il a été observé en France, mais
ou ne l’y a que bien rarement signalé comme causant
aux cultivateurs des dommages importants.
Il forme d’épaisses lignes charbonneuses sur les feuilles,
les gaines et même les tuniques de l ’Oignon (fig. 72 A).
En général les pieds sont attaqués très jeunes et succombent
de bonne heure.
La présence du Charbon se manifeste par des taches
obscures à différentes hauteurs surles feuilles des jeunes
Oignons en germination, sur la première d’abord, et avant
que la seconde ait commencé à se développer. Ensuite,
ordinairement quand la seconde feuille est en pleine
croissance, il se produit une fente longitudinale sur le
i
■Hîi
« i i »
f i l
i f y
Yî-
0 :
W
I I
Lu