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Quelques minutes après la soudure d’un point de
l ’anthéridie avec l’oogone, on voit, à l’intérieur de celui-
ci, le plasma se concentrer pour former l’oosphère qu’entoure
une zone de périplasma; puis au bout d’un temps
assez court, une demi-heure au plus, apparaît, au point
où l’antlîéridie est soudée à l’oogone, une saillie conique
fig. 27 B) qui pénètre dans l’intérieur de ce dernier, traverse
le périplasma et atteint la surface de l’oosphère.
Une partie du plasma de l’anthéridie essentiellement
chargée de la fécondation, le gonoplasma, pénètre par
le cône fécondateur jusque dans l’oosphère et la féconde.
Aussitôt l’acte opéré, l’oosphère s’enveloppe d’une
membrane,on lui donne alors le nom d'oospore ou d'oeuf.
(fig. 27 C.)
La membrane de l’oeuf après la fécondation augmente
rapidement d’épaisseur et se divise en deux couches
que l ’on désigne, l’extérieure sous le nom d'épi-
spore, l ’intérieure sous celui d’endospore.
Protégé par son épaisse enveloppe, l ’oeuf est destiné
à demeurer à l’état de vie latente pendant une période
de repos sur le sol, au milieu des débris de la plante
nourricière décomposée, avant de germer en produisant
un tube de germination.
L ’intensité du développement du Pythium de B a r y a num
dépend des conditions extérieures et de l’âge de la
plante aux dépens de laquelle il doit se nourrir. C’est
lorsque le temps est chaud et humide et que le plant de
Cameline est encore dans la première phase de son développement,
quand particulièrement la tige hypoco-
tylée s’allonge encore, c’est alors que le mycélium envahit
le plus rapidement tous les tissus de la petite
plante à l’exception des éléments ligneux des faisceaux
fibro-vasculaires. Si au contraire le plant attaqué jeune
est dans un sol peu humide et dans une atmosphère qui
ne contient pas beaucoup de vapeur d’eau, il peut arriver
que le mal se limite, que la décomposition des tissus
ne progresse pas dans la tige et que la plante parvienne
à fleurir et à fructifier. De même si le Pythium envahit
une germination dont la tige hypocotylée ne croît plus
et est parvenue à sa taille définitive, il reste confiné
dans un petit nombre de cellules corticales sans pénétrer
au-delà, même par un temps chaud et humide. Il
ne produit alors que des lésions de peu d’importance
qui n’empêchent pas la plante attaquée de bien végéter
et de mûrir ses graines.
Le Pythium de Baryanum envahit et détruit non seulement
les jeunes plants de Cameline mais le Cresson
alénois {Lepidium sativum), le Trèfle blanc [Trifolium
repens) et la Spergule [Spergula arvensis). Il attaque
aussi les germinations de Millet [Panicum miliaceum)
et de Mais [Zea Maïs), mais ne s’y développe pas beaucoup,
même quand la température favorise sa végétation.
Les semis ne sont exposés que pendant quelques jours
à l’invasion du Pythium et seulement quand il règne à
ce moment une grande humidité. Il cause donc rarement
d’importants dégâts.
Si ce parasite apparaît sur un point, il conviendra de
détruire au plus vite toute la culture attaquée puis de
cultiver à la place où la récolte aura été envahie par le
Pythium une plante sur laquelle il ne puisse pas se développer.
Cystopus.
(Rouille blanche.)
La Rouille blanche qui attaque les plantes de la famille
des Crucifères et particulièrement le Cresson, le Navet et