
à M. Krüger pour infecter des pieds sains de B lé ( i) .
Sur les places où il avait porté, à l’aide d’ un fil de platine
stérilisé, une goutte d’eau contenant des spores, on
voyait bientôt se produire les altérations qui caractérisent
les taches dues au Septoria-, leur couleur pâlissait
et elles se bordaient d’une ligne plus foncée; puis les
feuilles se décoloraient à partir du sommet et mouraient.
Le microscope montrait que leur tissu était envahi,
par le mycélium septé du champignon. Aussi, bien
qu’il ne se produisît pas de pycnide de Septoria, le résultat
de l’expérience n’était pas douteux.
A côté des pycnides du Septoria Tritici, M. .lanc-
zewski assure avoir trouvé très ordinairement sur les
feuilles des céréales d'autres conceptacles, qui ressemblent
tout à fait extérieurement à ceux du Septoria, mais
qui contiennent de cescorps fort ténus filiformes, courbes,
d’uneextrêmeténuitéet semblablesà ceux quel’ondésigne
ordinairement du nom de spermaties. 11 a donné à cette
forme à spermogonies le nom provisoire de Phoma seca-
liniim (fig. JyS), tout en considérant ces conceptacles
comme formés par le même mycélium que les pycnides
de Septoria. Il assure même que parfois les deux sortes
de fructifications sont réunies dans un même conceptacle,
et qu’en écrasant des spermogonies du Phoma
secalinum, il lui est arrive plusieurs fois d’en voir sortir
des bâtonnets tout à' fait semblables aux pycnospores
du Septoria rrzizcz mélangées aux spermaties filiformes.
On a vu plus haut que le Phoma albicans forme
pycnidienne du Pleospora albicans, présente normalement
une disposition tout à fait analogue.
Le mode de production des spermaties du Septoria
(1) Fr. Krüger, J'on Seploria graminum Z)tLs-m. Berichte
d. deutsch, botan, Gesellschaft. XI I I , p. iSy. 1895.
Tritici figuré par M. Janczewski présente la plus complète
analogie avec ce que j’ai observé pour le Phoma
albicans.
Très fréquemment le Septoria Tritici est associé sur
A, Coupe tl’uno spcrmogoiuc. — J î , crus grossie uu lu puiui m
luaWos. D’après 31. Jauc2uw.«ki.)
les feuilles du Blé aux périthèces
d’une Sphériacée, le Leptosphaeria
Tritici. Ce sont de petits corps
noirs, à peu près globuleux, ayant
un col plus ou moins allongé qui
sort ordinairement par l’ouverture
d’un stomate. Ils contiennent des
asques oblongs, claviformes, entremêlés
de paraphyses, et dans lesquelles
se trouvent des spores fusiformes,
droites ou un peu courbées,
d’une couleur jaunâtre et qui sont
divisées par trois cloisons transversales
(fig. 3y 6).
M. Janczewski l’a cultivé ct a infecté
les feuilles de Froment avec
M A LA D IE S DES P L A N T E S . — T . I I .
; la formation des spev-
F ig . 3 7 6 . — I.eptosph'.ie-
r ia T r itic i.
A, l ’ éritlièoc. — B. Asque. —
C. Ascospores isolées.
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