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Le Noir de l’Olivier présente donc les formes de fructification
décrites et figurées par Tulasne pour le Capnodium
salicmum et, à part quelques très légères différences,
elles semblent àpeu près identiques; mais il produit
en outre des conceptacles globuleux qui paraissent
manquer à la Fumagine du Saule.
Le Noir de l’Olivier, très répandu dans le midi de la
France et en Algérie, est considéré par les agriculteurs
comme causant de très graves dommages ; il est certain
que les Oliviers couverts de Morphée sont languissants
et ne portent pas de récolte ; mais on peut constater que
tous les arbres sur lesquels cette maladie se développe
sont couverts aussi de Kermès et il n’est pas douteux que
la plus grande partie des dégâts attribués à l’action de la
Fumagine sont en réalité causés par les piqûres de Kermès.
Quand un hiver rigoureux tue en Provence les Kermès,
il fait par suite disparaître la Fumagine, qui n’est
cependant pas tuée par le froid, mais qui manque de l’aliment
qu’elle trouvait dans le liquide sucré sécrété
par les insectes.
Les remèdes directs que l’on a employés pour débarrasser
les Oliviers de la Morphée n’ont donné que des
résultats peu satisfaisants. Comme la moindre parcelle
du revêtement noir qui couvre les arbres peut servir à
reproduire la Fumagine sur les feuilles quand elles sont
couvertes de liquide sucré, il faudrait avant tout détruire
les Kermès qui le produisent, ce qui dans la pratique est
fort difficile.
En Algérie, on a pratiqué avec succès cependant l’é-
mondage énergique des Oliviers couverts de Kermès et
de Noir. Les jeunes pousses se développent régulièrement
et portent fruit. La taille suivie d’un traitement
insecticide peut ainsi être employée dans certains cas
d’une manière avantageuse contre la Fumagine.
C a p n o d ium C i t r i Penzig.
Noir de l’Oranger.
SvN. ; Meliola Citri Sacc. — Meliola Peng ig i Sacc. — Meliola
Camelliae Sacc. — Fumago Camelliae Cattaneo. — Morphea
Hespiridi Roze.
M. Farlow, qui a étudié comparativement le Noir de
l’Olivier et celui du Citronnier, les a considérés comme
identiques. Je crois qu’en réalité le Noir de l’Olivier peut
bien envahir aussi l’Oranger, mais ce dernier arbre peut
être aussi couvert par une autre Fumagine rapportée
au genre Meliola, parce que ses périthèces sont globuleux.
11 me semble beaucoup plus naturel de la
rattacher au genre Capnodium, dont les caractères
doivent être révisés, car les périthèces allongés, pointus
en forme de corne qu’on lui attribue depuis Montagne
ne sont pas de véritables périthèces. Les asques, dans les
espèces où on a observé des périthèces sont courts, renflés
et arrondis au sommet, comme ceux du Capnodium
salicinum. Dans le Noir de l’Oranger ils sont
tout à fait globuleux.
Le Capnodium Citri présente des formes de fructification
aussi variées que le Capnodium salicinum
ifig. 2 2 3 ).
Son mycélium forme un feutrage fort épais qui recouvre
les feuilles, les jeunes rameaux et même les fruits.
Il est composé de gros filaments noirs, formés de cellules
ordinairement cylindriques mais aussi parfois globuleuses
et disposées en chapelet s’entrecroisant et se dressant
au dessus d’un revêtement de filaments plus minces, plus
pâles qui forment une mince pellicule appliquée sur l’épiderme
de TOranger. On voit par places des amas de cellules
agglomérées en petits corps arrondis de couleur
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