
former aussi une échelle qui permet de mesurer la taille
des images que l’on a dessinées de même à la chambre
claire etdans des conditions identiques.
On peut déterminer aisément quel est le grossissement
de l’image dessinée en mesurant sur l ’échelle dessinée à
la chambre claire la distance des divisions du micromètre.
Si par exemple l’intervalle des divisions est sur le
dessin de 2,5 millimètres, les divisions marquant les centièmes
de millimètres, le grossissement sera de 2 5 o fois.
On emploie pour mesurer les objets sans les dessiner
un micromètre oculaire. Le micromètre oculaire est un
oculaire portant une échelle divisée. On regarde par cet
oculaire le micromètre objectif placé sur la platine, on
met au point et on fait tourner le micromètre oculaire
dans le tube, de façon à placer son échelle divisée dans le
môme sens que celle du micromètre objectif. On voit à
combien de divisions du micromètre oculaire correspond
une division du micromètre objectif, c’est-à-dire un centième
de millimètre. Si 3 divisions de l’échelle oculaire
répondent à yJ-jj millimètre, chacune r e p r é s e n t e r a millimètre.
On pourra ainsi à l’aide de cette échelle oculaire,
mesurer désormais directement les objets sans employer
le micromètre objectif.
On évalue les très petits objets en millièmes de millimètre
ou micromillimètres que l’on représente par la
lettre grecque
Il est des objets que l’on peut observer sans prépara-
ration spéciale, en les plaçant seulement dans l’eau et les
recouvrant d’un couvre-objet, les spores des champignons
par exemple; mais souvent on a à observer des
corps trop gros, trop peu transparents pour être soumis
directement à l’observation microscopique. Il convient
alors d’en faire de fines coupes que l’on puisse étudier
par transparence.
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Ces coupes se font d’ordinaire à l’aide d’un rasoir bien
aiguisé. On doit s’habituer à faire des coupes uniformément
minces. Quand le corps à couper est assez volumineux
on le tient aisément entre le pouce et l’index de la
main gauche, et de la droite on dirige la lame d’un rasoir
bien affilé. On n’en presse pas simplement le tranchant
contre le bord de l’objet à couper, mais on le déplace en
même temps en l’attirant de la base à l’extrémite de la
lame ou en le poussant en sens inverse. La première
coupe ne sert qu’à obtenir une surface plane de laquelle
on sépare ensuite successivement de très fines lamelles
que l’on place au fur et à mesure dans l’eau sans les laisser
sécher sur la lame du rasoir. Quand les coupes adhèrent
à la lame du rasoir, on en place le tranchant près
de la goutte d’eau et on fait aisément glisser la preparation
dans la goutte avec une aiguille emmanchee. On
peut encore transporter les préparations avec la pointe
d’un fin pinceau humide.
Quand l’objet sur lequel on veut faire des coupes est
trop petit pour pouvoir être sans difficulté tenu entre les
doigts, 011 le fixe entre deux morceaux de moelle de sureau
ou de liège présentant des faces bien planes que l’on
applique l ’une contre l’autre en mettant entre elles le
petit corps ou la feuille dont on veut faire des coupes. On
tient aisément les deux morceaux de moelle serrés l’un
contre l’autre et on en fait au rasoir de fines coupes
transversales qui entament le corps interposé.
Certaines personnes font usage d’instruments nommes
microtomes qui encastrent la moelle de sureau d’une
façon très solide et rendent plus facile l’exécution des
coupes. Les plus simples dans lesquels le rasoir qui fait
la coupe se manoeuvre à la main et dont le prix est peu
élevé suffisent pour les études d’anatomie végétale et de
mycologie.