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la souche, les couches cambiales et le liber qui sont
tuées, la mort de l’arbre en est à bref délai la conséquence
fatale.
Ainsi que cela a lieu pour la plupart des arbres attaqués
par des parasites, on ne peut, le
plus souvent observer sur le tronc et
les racines que la partie végétative,
le mycélium. Les réceptacles de VAr-
millaria mellea n’apparaissent sur les
souches qu’il tue qu’à certains moments
et assez rarement, mais la connaissance
des particularités que présente
son mycélium permet de déterminer
sinon avec une complète certitude,
du moins avec beaucoup de
probabilité, sa présence dans les arbres
attaqués, quand même il n’y
fructifie pas.
Le mycélium de VArmillaria mellea
ne se présente pas seulement dans
l ’intérieur du tronc sous forme de
filaments déliés pénétrant dans les
tissus qu’ils rongent ou de lames feutrées
qui s’étendent entre l’écorce et le
bois, mais il se répand aussi au dehors,
dans le sol, autour de l’arbre attaqué,
et rampe à la surface de l’écorce des
racines, offrant alors l’aspect de cordons
d’ un brun foncé (fig. 16 8 ),
Fig. 168.
Am n illa r ia mellea.
R h izom o rp liG do g r a n d e u r
n a tu r e lle .
dont la croûte cassante renferme une sorte de moelle
blanche. Ces cordons radiciformes connus depuis longtemps
ont été désignés sous le nom de Rhfomorpha
f r a g ili s Roth. On les considérait comme une espèce
particulière de Champignon au même titre que les
Sclerotium. On sait aujourd’hui que des Champignons
fort divers ont comme VArmillaria mellea un mycélium
dont les filaments se réunissent ainsi en cordons dans
lesquels les plus extérieurs se différencient pour former
une écorce brune, ce qui les fait ressembler à des racines
d’arbre. Le terme de rhizomorphe doit être conservé
pour désigner non plus un Champignon spécial, mais
u n e forme particulière de mycélium.
Le rhizomorphe de VArmillaria mellea est celui qui
a été le plus souvent
étudié et qui est le
rnieu-v connu.
Se développant librement
en terre ou
à la surface d’une
racine, c’est un cordon
cylindrique ou
un peu aplati, d’une
couleur foncée presque
noire qui a un
Fig. 169.— A g a r ic u s melleits.
C o u p e t r a n s v e r s a l e d 'u n r h iz o m o rp l i e u n p e u g ro s s i.
diamètre d’environ 3
à 4 millimètres le plus souvent. Seule, la portion extérieure
du rhizomorphe est noire dure et friable; c est
une écorce ayant à peu près l’épaisseur d’un papier
épais, formant un tube à l’intérieur duquel s’étend un
écheveau de filaments déliés et blancs qui constituent
la moelle du rhizomorphe (fig. 169).
L ’écorce est formée vers l’extérieur d’hyphes à parois
épaisses et fortement colorées, divisées par des cloisons
transversales assez rapprochées pour que chacune des
divisions soit à peu près quatre fois aussi longue que
large (fig. 170 et 17 1). Elles s’étendent parallèlement
dans le sens de la longueur du cordon ; très intimement
soudées les unes aux autres, elles ne laissent pas entre
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