
par se réduire en fibrilles comme celles des toiles usées
(fig. 128). Elles présentent les réactions de la cellulose et
sefeolorent en violet par l’iodochlorure de zinc.
Tel est le mode ordinaire de décomposition du bois
corrodé par le S t e r e u m frustulosum, mais quand les cavités
deviennent plus nombreuses et communiquent les
unes avec les autres, ou quand elles sont à proximité
d’une fente du bois, c’est-à-dire probablement quand
l ’air pénètre plus aisément jusqu’au mycélium, ce caractère
de l’attaque des éléments du bois se modifie. Ils
sont directement corrodés par les filaments qui les percent
de tous côtés sans perdre d’abord leur matiere
ligneuse incrustante et sans présenter la coloration caractéristique
de la cellulose sous l ’action de l’iodochlorure
de zinc ou de l’iode et de l’acide sulfurique, même quand
ils ne forment plus qu’une masse désagrégée, jaunâtre,
composée de débris rongés des parois des fibres et des
cellules.
Stereum hirsutum (Willd) Fries.
Syn : Auricularia reflex a Bull. - Thelephora hirsuta Willd. -
Thelephora papyracea Flora dan. - Auricularia aurantiaca
Sc hurn.
C ’est surtout un Champignon saprophyte. On le rencontre
très fréquemment sur les branches mortes de
toutes sortes d’arbres, principalement sur les vieilles
souches de Chêne et de Charme, sur les piquets, poteaux,
barrières etc., mais il peut aussi pénétrer par une plaie
sur laquelle une de ses spores germe, dans l’intérieur du
corps d’un arbre sain et en désorganiser le bois.
Les réceptacles du Stereum hirsutum se développent à
la surface du bois altéré ou sur l’écorce morte, d’abord
sous forme d’une croûte coriace dont les bords sont un
peu enroulés, puis, après que la croûte adhérente au
Fig. I 2 Q . - É C O R C E c o u v e r t e d e r é c e p t a c l e s d e stereum hirsutum.
(D’après Bulliard.)
support a atteint dans une position résupinée une taille
de quelques centimètres, son bord supérieur se détaché,
se recourbe et montre une face supérieure stérile couverte