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sclérotes, mais dont on n’a jamais observé de fructifications.
Parmi les maladies dues à des mycéliums à sclérotes
de nature encore indéterminée on peut citer
L e Minet de la Barbe-de-capucin.
L a maladie désignée sous ce nom cause autour de
Paris des dégâts fort importants dans les cultures forcées
de Chicorée.
L ’étiolement en cave de la Chicorée pour produire la
salade d’hiver que l’on nomme communément Barbe-de-
capucin présente un très grand intérêt pour les maraîchers,
parce que cette industrie leur permet d’utiliser leur
personnel pendant la mauvaise saison. E lle leur donne
de beaux bénéfices, à condition que la maladiedu Minet
n’envahisse pas les caves d’étiolement.
C ’est au mois de novembre, quand les froids ont détruit
les salades vertes, que l’on commence à déplanter
au fur et à mesure des besoins, les pieds de Chicorée
qu’on a semés au printemps dans les champs et que l’on
veut étioler. On continue ainsi pendant tout l’hiver.
La préparation des plants consiste à rhabiller les racines,
et à couper la tige à un centimètre et demi du
collet; puis on les réunit en grosses bottes en mettant
tous les plants au même niveau et on place les bottes en
cave sur une couche de fumier. On maintient la température
à 2 0° en chauffant les caves, quand cela est nécessaire,
à l’aide de poêles et on arrose les plants deux fois
par jour avec de l ’eau fraîche. L a production de la
Barbe-de-capucin est obtenue dans ces conditions en i 5
ou 20 jours de forcement.
Quand on a par mégarde mis dans une botte destinée
à l’étiolement un pied de Chicorée déjà atteint du Minet
dans les champs, le mal se propage dans la cave avec
une extrême rapidité, envahissant la botte entière d’abord,
puis les bottes voisines et bientôt la culture tout
entière. En quelques jours, tous les pieds disposés pour
l’étiolement pourrissent sous les atteintes du Minet.
Au moment de l’arrachage dans les champs, les cu ltivateurs
reconnaissent un certain nombre de racines
présentant les symptômes du Minet; ils les rejettent,
sachant bien qu’elles infecteraient promptement les
autres. Ils les distinguent à ce que près du collet elles
sont amollies et gluantes.
Placées dans un milieu humide et chaud dans les
caves àétioler, les pieds attaqués se couvrent d’un revêtement
léger de filaments d’une grande ténuité qui forment
à la surface du collet, de la tige et les feuilles un
fin duvet blanc. C ’est l’épanouissement au dehors du
mycélium du parasite qui se développe dans l’intérieur
des Chicorées et les fait pourrir.
Pa r place, ces filaments se pelotonnent à la surface des
pieds malades et y forment de petits sclérotes qui ne dépassent
pas la grosseur d’un grain de millet et qui sont
d’abord d’un blanc mat, puis noircissent. Ces sclérotes
ont la structure ordinaire de ceux des S c le ro tin ia , mais
sont remarquables par leur petitesse.
Ce parasite de la Chicorée attaque fort bien les Carottes
et les jeunes Fèves comme le S c le ro tin ia L ib e rtian a dont
il se distingue par la taille de ses sclérotes. Si 1 on
veut faire des infections artificielles, on peut bien utiliser
les carottes pour multiplier le mycélium du Minet.
La carotte, toute couverte de duvet blanc, placée au pied
de jeunes pieds de Fève leur communique la m aladie. Les
filaments de mycélium y pénètrent comme ceux de la
Pe\i:{a L ib e rtian a et y causent une altération analogue ;
le point du basde la tige où l’infection se fait se marque