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Les réceptacles sont vivaces; les tubes hyménophores
s’allongent périodiquement, tandis que leur fond se
comble par des rameaux latéraux des hyphes qui les
bordent.
Le mycélium parvenu par une plaie dans le bois de
coeur, s’y développe surtout en suivant la longueur de
la lige; mais la place infectée, d’abord étroite, gagne
bientôt aussi horizontalement; elle s’étend sur les bords
dans le sens de la périphérie bien plus que dans la
direction radiale. Le bois infecté forme ainsi sur une
coupe transversale, un croissant ou un anneau complet
de quelques couches annuelles d’épaisseur qui s’étend
entre la partie centrale encore saine du coeur,et ¡ ’aubier.
Sur le bord interne de celui-ci, le bois s’infiltre de résine
de façon à former une zone infranchissable pour le mycélium
du parasite.
Le bois envahi se colore d’abord cn rouge brun; il s’y
forme dans la partie la plus tendre des couches annuelles,
c’est-à-dire dans le bois de printemps, des cavités irrégulières
qui grandissent par les côtés, se joignent les
unes aux autres et peuvent arriver à produire ainsi la
complète séparation des portions les plus résistantes des
couches annuelles successives. Leurs parois sont cn
partie tapissées d’un revêtement blanc (fig. 14 1). Le bois
de Pin sc trouve ainsi finalement divise en feuillets for- ,
mes par les couches d’automne qui, plus riches en résine
et formées d’éléments à parois épaisses, résistent
seules encore longtemps.
Cette altération du bois par le Polyporus P in i a une
très grande analogie avec celle qui a été décrite plus haut
pour \c Stereum frustulosum ex aussi pour le Polyporus
annosus.
Cette pourriture annulaire du bois des résineux ne
détruit pas rapidement les arbres mais ôte à leur bois.
toute valeur. Comme le mal est propagé exclusivement
par les spores du parasite, pour en arrêter l’cxtcnsion, on
doit recommander d’abatire les arbres qui portent des
chapeaux de Polyporus Pini aussitôt qu’on cn découvre
F i g . r , | i . - B o i s d e d i n a l t é i . é i d u i l e Polyporus Pini.
l’apparition ; on a ainsi ch outre l’avantage, quand l’invasion
a eu lieu par des branches élevées surtout, de permettre,
tout cn arrêtant la propagation du parasite, de
tirer encore un certain produit du bois du tronc avant
que la pourriture ne l’ait cntièrenacnt déiiuit.
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