
Coeoma L ar ic is (Westend.) Rob. Hart.
(Rouille des aiguilles du Mélèze).
Cette Rouille se montre à la fin de mai ou au commencement
de juin sur la face inférieure des feuilles. Ses
fructifications présentent une organisation analogue à
celle du Coeoma pinitorquum; seulement les files de
spores en contiennent un moins grand nombre. Elles
sont en outre entourées de paraphyses qui forment au
bord de chaque touffe fertile un bourrelet que l’on peut
regarder comme un commencement de péridium. Après
l’émission des spores les aiguilles meurent et tombent.
M. Rob. Hartig sema les spores de ce Coeoma sur les
feuilles du Populus Tremula, il réussit ainsi à les infecter ;
aussi bien qu’avec les spores du Coeoma pinitorquum. Il
obtint ainsi un Melampsora [M. L a ric is R. Hart.) qui
lui parut différer un peu par la forme de ses paraphyses
de celui que produit le Coeoma pinitorqum, le Melampsora
pinitorqua Rostr.
Toutefois la séparation de ces diverses espèces de
Melampsora est difficile à concilier avec les expériences
de M. R. Hartig (i) qui est parvenu à infecter avec
rUredo d\i Melampsora de Populus n igra (Melampsora
populina\ leTremble et qui, d’autre part, a produit le
Coeoma Laricis sur les aiguilles du Mélèze, aussi bien
avec le Melampsora du Tremble qu’avec celle du Peuplier
noir.
Il semblerait donc que le Coeoma Laricis et le Coeoma
pinitorquum ne sont qu’une seule espèce qui se développe
d’une façon différente sur le Mélèze, où il n’attaque que
les feuilles, et sur le Pin, où il envahit les pousses.
(i) Die Formen d er Melampsora, in Sitziingsberichte des Botan. Vereins
in München Bot. Centralblatt, i S g i , X L V I , n» 14- 15, p. 18.
Cette espèce produirait ses téleutospores aussi bien sur
le Populus Tremula que sur le Populus nigra.
M. Plowright (i) a annoncé que le Melampsora du
Bouleau, M. betulina (Persoon) infecte les feuilles du
Melèze, aussi bien que les Melampsora du Tremble et
celui du Peuplier noir et y développe ses æcidies sous
forme de Coeoma L aricis .
heMelampsora betulina et le M. populina ne seraient
donc aussi qu’une même espèce : les différences de forme
qu’on y a constatées étant dues seulement à l ’influence
de la plante nourricière. ,
Peridermium columnare (Alb. et Schwein) Kunze
et Schm. — Galyptospora Goeppertiana. J . Kühn.
(Rouille vésiculaire des feuilles de Sapin.)
Ces sortes A Æcidium se montrent à la face inférieure
des feuilles du Sapin sur deux lignes longitudinales parallèles.
Ils sont remarquables par la très grande longueur
de leur péridium qui est à peu près tubulaire et
atteint 3 millimètres de longueur (fig. 1 15). Il se déchire
au sommet pour laisser échapper les spores qui sont globuleuses
ou elliptiques et hérissées de petites pointes.
Ces spores germent en produisant un tube qui peut se
développer en mycélium quand elles ont été semées sur
une espèce d’A irelle le Vaccinium Vitis-Idoea (2). Le
tube de germination perce l’épiderme ou pénètre par un
stomate dans l’intérieur du tissu cortical de la petite
plante. Le mycélium parasite s’y étend s’y ramifie et
atteint le bourgeon terminal du Vaccinium. Au prin-
(1) Plowright, F i i i ig e Impfv ersuche mit Rostpilzen — Z e ils c h r ift f .
Pflanzenkrankheiten, vol. p. i 3o, 1891 .
(2) R. Hartig, Lehrbuch d e r Baumkrankheiten^ i ’'® éd. p. 56, pl. 1 1 .
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